Page:Aristote - La Politique.djvu/49

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée




CHAPITRE PREMIER

Examen de la République de Platon ; critique de ses théories sur la communauté des femmes et des enfants. — L’unité politique, telle que la conçoit Platon, est une chimère, et elle détruirait l’État, loin de le fortifier ; équivoque que présente la discussion de Platon. — Insouciance ordinaire des associés pour les propriétés communes ; impossibilité de cacher aux citoyens les liens de famille qui les unissent ; dangers de l’ignorance où on les laisserait à cet égard ; crimes contre nature ; indifférence des citoyens les uns pour les autres. — Condamnation absolue de ce système.

§ 1. Puisque notre but est de chercher, parmi toutes les associations politiques, celle que devraient préférer des hommes maîtres d’en choisir une à leur gré, nous aurons à étudier à la fois l’organisation des Etats qui passent pour jouir des meilleures lois, et les constitutions imaginées par des philosophes, en nous arrêtant seulement aux plus remarquables. Par là, nous découvrirons ce que chacune d’elles peut renfermer de bon et d’applicable ; et nous montrerons en même