Page:Aristote - La Politique.djvu/50

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temps que, si nous demandons une combinaison politique différente de toutes celles-là, nous sommes poussé à cette recherche, non par un vain désir de faire briller notre esprit, mais par les défauts mêmes de toutes les constitutions existantes.

§ 2. Nous poserons tout d’abord ce principe qui doit naturellement servir de point de départ à cette étude, à savoir : que la communauté politique doit nécessairement embrasser tout, ou ne rien embrasser, ou comprendre certains objets à l’exclusion de certains autres. Que la communauté politique n’atteigne aucun objet, la chose est évidemment impossible, puisque l’État est une association ; et d’abord le sol tout au moins doit nécessairement être commun, l’unité de lieu constituant l’unité de cité, et la cité appartenant en commun à tous les citoyens.

Je demande si, pour les choses où la communauté est facultative, il est bon qu’elle s’étende, dans l’État bien organisé que nous cherchons, à tous les objets, sans exception, ou qu’elle soit restreinte à quelques-uns ? Ainsi, la communauté peut s’étendre aux enfants, aux femmes, aux biens, comme Platon le propose dans