Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/20

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Ainsi des contes entiers roulent sur la circoncision, sur la répudiation, sur le pèlerinage, etc.

En général aussi, lorsque, pour les besoins de la cause, quelqu’un doit intervenir, c’est toujours Dieu, l’Unique, le Très-Haut, le Tout-Puissant, etc.

Il y a aussi des qualités et des défauts, des vertus et des vices qui forment la base de ces contes, ce sont : la patience, la bonté, la douceur de caractère, etc.; lacolère, l’envie, la méchanceté…

Le quatrième groupe nous vient des Nègres de l’Afrique centrale.

Ici, le rôle principal échoit à la Goule. Qu’est-ce que la Goule ? Il est bien difficile de le définir : c’est un être complexe ; elle est tout et n’est rien.

Le Nil, qui submerge tout un village et noie hommes et animaux, est la Goule.

Le chasseur d’esclaves, qui attaque un village, en tue les hommes et en enlève les enfants, est la Goule.

La Goule est le fleuve qui inonde, l’incendie qui dévaste, le torrent de pluie, etc.