Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/19

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généralement que dans les villes, et, le plus souvent, ils sont narrés par des personnes de provenance étrangère, ou ayant, à quelque degré que ce soit, des liaisons avec des familles asiatiques, ou bien encore descendant d’esclaves blancs des deux sexes d’origine asiatique.

L’influence grecque ou européenne, qui donne origine au deuxième groupe, se dénote par l’introduction dans les contes, d’animaux tels que la chèvre, le bouc, le paon, etc., presque tous des animaux sacrés du paganisme qui, chez les Chrétiens, et, par suite, chez les Musulmans, sont devenus des animaux immondes ou enchantés, voués à l’Esprit du mal. Rarement ces contes finissent sans l’intervention d’un animal dont on peut rattacher l’origine à celle de son congénère du Panthéon grec ou romain.

Le troisième groupe est celui qui nous vient des Arabes nomades, des Juifs et même des Berbères des déserts de l’Ouest, c’est-à-dire des Sémites en général. Ils sont toujours à tendance, en ce sens qu’ils se rapportent à une pratique qui est devenue religieuse.