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LA GRÈVE DE L’INTERNAT

affaire, et vous déclarer que cette attitude n’est pas étrangère à la décision que je prends en ce moment, car le moins que je puisse faire, c’est de ne pas vous créer de nouveaux embarras. Le soin des malades a toujours tenu une première place dans la vie morale du peuple juif, et j’ai confiance que ma décision recevra l’approbation unanime de mes coreligionnaires. Je regrette que tant de médecins canadiens-français aient manqué à la première obligation du serment d’office qu’ils ont prêté tout récemment, et je suis fier que ma démission puisse assurer, aux pauvres malheureux présentement retenus comme patients dans les hôpitaux affectés par la grève, les soins dont ils ont grandement besoin.

En vous remerciant de nouveau pour les nombreuses marques de considération que vous m’avez données, et en vous priant de croire que je serai toujours à votre disposition, je demeure

votre tout dévoué serviteur,
Samuel RABINOVITCH,
B. A., M. D.

Dans un article que M. Georges Langlois a reproduit et commenté, le directeur de l’Action Catholique, M. Eugène L’Heureux, disait :

De l’école primaire à l’université, les instituteurs, les institutrices et professeurs s’appliqueraient à former le citoyen canadien-français en même temps que le chrétien, le chef de famille, et le professionnel. C’est bien sur les éducateurs, en effet, qu’il faut compter davantage pour corriger les nombreuses déficiences nationales que nous ont values un siècle et trois-quarts de domination anglaise, de voisinage américain et surtout vingt-cinq ans d’industrialisme dépourvu de toute direction nationale.

Sous de multiples influences dont les principales auraient probablement honte de jouer au grand