Page:Astrié - Guide dans les cimetières de Paris.djvu/9

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Des médaillons rappelant des visages aimés, des coupes et des urnes élégantes dans leurs contours, complètent la magnificence des monuments[1].

Grâce à un meilleur goût et à la surveillance de l’administration[2], le style lapidaire, subissant une réforme nécessaire, a été purgé des exagérations enfantées par la douleur.

Mais l’œil se perd à travers ces champs parsemés de curiosités, et le corps se lasse dans des courses investigatrices.

Pour venir en aide au visiteur, nous avons songé à lui servir de guide, et nous avons entrepris le travail que nous lui offrons ;

Travail immense, à peine tenté auparavant, et qui, pour être exact et complet, a exigé que nous visitions une à une des milliers de sépultures[3].

  1. Il se fabrique en moyenne chaque année à Paris pour 2 millions 700,000 francs de monuments (Statistique de la Chambre de commerce de Paris).
  2. Les cimetières, en France, sont la propriété de l’État ou des communes, tandis qu’en Angleterre ils appartiennent à des entreprises particulières.
  3. En 1820, on comptait dans le seul cimetière du Père-