Page:Audet - Les députés de Saint-Maurice (1808-1838) et de Champlain (1830-1838), 1934.djvu/38

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Montréal. Cet éloge parut dans l’Album Littéraire et Musical, année 1847, volume II[1].

M. Vallières de Saint-Réal avait été, en 1824, un des vice-présidents de la Société Littéraire et Historique de Québec, fondée par lord Dalhousie. Il fut aussi membre de l’Institut Canadien de Montréal, durant son séjour dans cette ville.

« Ce Canadien illustre, dit M. Bibaud[2], est un de ceux dont les écrits justifient le mieux la réputation, et il est seulement à regretter qu’il ait laissé si peu. Il est toujours clair, et son style est excellent même dans ses sentences ; l’empreinte du génie y est. »

M. Vallières de Saint-Réal avait épousé, à Québec, le 16 novembre 1812, Louise Pezard de Champlain, fille de Pierre Melchior, sieur de La Touche, seigneur de Godfroi, Roctaillade, et autres lieux, et de Dame Louise Drouet de Richardville. Elle mourut à l’Hôtel-Dieu de Québec, le 28 avril 1829. Le juge Vallières convola en secondes noces, le 28 juillet 1831, avec Esther-Élora Hart, de Trois-Rivières. Après la mort de celle-ci, M. Vallières prit une troisième femme. Il épousa, le 26 avril 1836, aux Trois-Rivières, Jane Kiernan, veuve de Thomas Bird, dont il eut un fils.

La Législature accorda une pension à sa veuve. Et M. Bibaud dit que Henri Vallières de Saint-Réal (son fils), bachelier ès-arts de l’Université de Saint-Jean, de New-York, a été un des premiers élèves de l’École de Droit ; et à son passage à Rome, lors de sa visite des principaux pays d’Europe, il fut décoré par le Pape de l’Ordre de la Milice dorée.

M. Vallières de Saint-Réal était, dit-on, un fameux joueur d’échecs. Voici une anecdote que nous cueillons dans les « Souvenirs d’un demi-siècle » de J.-G. Barthe.

« Lorsque l’honorable J.-R. Vallières quitta Trois-Rivières pour venir siéger à Montréal (1842), il n’était déjà plus que l’ombre de lui-même. Le savant magistrat était devenu tellement affecté de faiblesse et de maux de jambes que pendant un temps il fallut le porter sur le banc judiciaire parce qu’elles lui refu-

  1. Voir plus haut ce que nous disons de M. Gérin-Lajoie.
  2. Op. cit.