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Scène III

POMMEAU, SÉRAPHINE, THÉRÈSE.



Séraphine, en habit de cheval.

Bonjour, Thérèse ; bonjour, monsieur Pommeau… C’est moi, sans fracture, rassurez-vous !


Thérèse.

Deux mois de ce régime-là, et nous vous sauverons, j’espère…


Séraphine.

Vous croyez plaisanter ? j’étais triste hier comme un bonnet de nuit, demandez à M. Pommeau ; le cheval m’a secouée et me voilà gaie comme pinson ! Il me tarde d’être à jeudi.


Pommeau.

À jeudi, pourquoi ? Ah ! oui ! le bal de madame Hulin…


Thérèse.

Vous êtes invités aussi ?


Pommeau.

Oui, son frère nous a fait envoyer une invitation.


Séraphine.

Quel charmant jeune homme que ce M. Bordognon !… En voilà un qui monte bien à cheval !