Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/32

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plet, tout neuf ; linge, porcelaines, cristaux, et, voyez le hasard ! tout cela précisément marqué à mon chiffre !


Thérèse.

Bienheureux hasard, en effet !


Séraphine.

Et j’en ai été quitte pour quelques centaines d’écus.


Thérèse.

Il n’y a que vous pour ces découvertes-là.


Séraphine.

Moi ! je suis venue trop tard… J’aurais découvert l’Amérique, si elle eût été à vendre…


Thérèse, souriant.

Et vous l’auriez eue pour rien.


Séraphine.

C’est qu’à Paris, voyez-vous, il en est des occasions comme des fraises dans les bois : la première en fait lever mille autres, et il n’y a plus qu’à se baisser pour en prendre.


Thérèse, se levant.

Vous vous fatiguerez.


Séraphine, étourdiment.

Aussi me reposé-je, maintenant que j’ai mes dentelles.


Thérèse.

Je vous y prends !… Vous en aurez donc ?


Séraphine.

Je ne m’en dédis pas, puisque le mot est lâché. Un