Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/33

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point d’Angleterre, haut de ça ! Six volants et le corsage, provenant du naufrage de certaine demoiselle fort lancée…


Thérèse.

Quoi ! vous ne craignez pas de ramasser les épaves d’une…


Séraphine.

Pourquoi non ?… en faisant blanchir. D’ailleurs, à peine si elles ont été portées… Qu’avez-vous à répondre ?


Thérèse.

Qu’elles l’auraient toujours été trop pour moi.


Séraphine.

Vous êtes fière !…


Thérèse.

Dégoûtée, peut-être. J’aime à me sentir chez moi dans mes habits, complétement chez moi.


Séraphine.

Je le comprends, mais je ne sais pas résister à une tentation, moi ! Et quand on est venu m’offrir ces dentelles…


Thérèse.

Vous me parliez d’une vente…


Séraphine, embarrassée.

Je m’étais arrangée de façon à les examiner d’abord… je n’achète pas chat en poche.


Thérèse.

Quelle folie !…