Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/36

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Bordognon.

Je regrette vivement qu’on vous ait dérangé…


Pommeau.

Madame votre sœur est bien charmante d’avoir songé à nous, qui, en somme, n’avons pas l’honneur d’être connus d’elle.


Thérèse.

Madame Hulin compte sur beaucoup de monde ?


Bordognon.

Elle n’aura de monde que ce qu’elle en peut recevoir, Madame, et il n’y aura absolument que les domestiques dans l’antichambre.


Séraphine.

Ce ne sera pas un bal, alors !


Bordognon.

Un bal d’amis, simplement, et non une spéculation d’homme d’affaires.


Pommeau.

À la bonne heure ! J’admets que le patron fasse fête à ses amis, mais donner le bal à la clientèle, fi ! Il faut bien l’avouer, d’ailleurs, mon cher monsieur Frédéric, autrefois on dansait moins, chez les notaires…


Bordognon.

Ce qui explique qu’on y levait moins le pied, mon cher monsieur Pommeau ; mais la faute à qui ? à la femme ! Toujours la femme ! cherchez la femme !


Thérèse.

Vous aussi, de ces médisances à notre endroit ?