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ACTE DEUXIÈME


Un Cabinet d’avocat. — Porte au fond, entre deux bibliothèques. — Porte au premier plan à droite, bureau chargé de dossiers et de journaux, à gauche, devant la cheminée. — Une table à droite, également couverte de papiers.


Scène première

BORDOGNON, adossé à la cheminée, et LÉON, assis à la table.



Léon.

Voilà mon reçu.


Bordognon.

Un reçu pour quelques méchants écus que je te prête ? Ai-je l’air d’un portier, d’un huissier, d’un marchand d’encre enfin ? (Déchirant le papier, puis se flairant les doigts.) Pouah !… tu me rendras le tout ensemble à loisir ; si je m’en vais avant toi, je te donne quittance pour vacation à mes obsèques ; si, au contraire, tu pars le premier, adieu les emprunts ! autant de gagné… Soit dit en plaisantant, mon cher Léon.


Léon.

Je l’entends bien ainsi.