Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/48

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Bordognon, prenant un chapeau sur le bureau.

Je ne te demande pas des nouvelles de ta femme, je l’ai vue hier chez madame Séraphine… dont je raffole toujours, comme tu Sais.

(Il se lève.)

Léon.

Thérèse va bien, merci… Tu me quittes ?

(Il se lève.)

Bordognon.

Tel que tu me vois, je vais donner congé à ma propriétaire.


Léon.

Est-ce que ta maison n’est plus à toi, par hasard ?


Bordognon.

Nigaud ! à la propriétaire de mon cœur : elle veut m’augmenter, je résilie.


Léon.

Tu as donc quelque chose en vue ?


Bordognon.

Eh ! je compte bien ne pas rester sur le pavé.


Léon.

Peut-on te demander sur quelle fortunée mortelle tu as jeté ton dévolu ?


Bordognon.

Sans indiscrétion ? non.


Léon.

Ce ne serait point sur madame Pommeau ?