Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/60

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Thérèse.

Ton portefeuille !


Léon.

Tu ne l’as pas vu ?…


Thérèse.

Tu sais bien que je n’entre jamais ici.


Léon.

Ce n’est pas toi que j’accuse ; mais tes domestiques ont la manie de toujours toucher à ce qui m’appartient. Mes dossiers qui sont dedans ! — Je leur ai défendu cent fois de déranger mes papiers, c’est comme si je chantais ! qu’ils mettent de l’ordre chez toi, ma chère amie, mais qu’ils respectent le désordre de mon cabinet.


Thérèse.

Mais, je te répète…


Léon, bouleversant tout.

Il ne s’est pas envolé pourtant, ce portefeuille ! Plaidez donc, maintenant ! me voilà joli garçon !


Thérèse.

Veux-tu que je sonne ? peut-être que Joseph…


Léon, frappé d’une idée, vivement.

Non !… ce n’est pas la peine ; plus tard… je n’ai pas le temps !


Thérèse.

Ces papiers indispensables…


Léon.

Que veux-tu ? je m’en passerai… À tantôt !