Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/61

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Thérèse.

Mais en cherchant bien…


Léon, sortant brusquement.

C’est bon ! c’est bon ! te dis-je ! Il se retrouvera.

Il sort. — Thérèse, restée seule, se met à chercher avec une sorte de fureur pendant quelques secondes, s’arrêtant, allant et venant en silence.



Scène III

POMMEAU, THÉRÈSE.



Pommeau.

C’est moi, ma chère enfant ; le patron m’a donné congé en me gratifiant d’un billet pour l’exposition des fleurs. Le père Thomas, l’invalide de l’étude, a couru prévenir Séraphine, et je viens te prendre avec la permission de ton mari… Qu’est-ce que tu cherches donc avec cette fureur ? un coupon de rentes de cent mille francs ?


Thérèse.

Rien ! (À elle-même.) C’est impossible ! je suis folle ! Il est dans la chambre…

Se dirigeant vers la porte de droite.

Pommeau.

Qu’est-ce qu’il y a donc ?


Thérèse, montrant les billets qu’elle tient à la main.

Un de ces billets que je croyais égaré.