Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/70

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Pommeau.

Embrasse-la donc !

Séraphine tend son front à Thérèse qui, sous le regard le Pommeau, l’effleure du bout des lèvres et reste immobile.

Séraphine.

À bientôt !


Pommeau, à Séraphine.

En route ! mauvaise troupe !… (Séraphine passe la première et sort. — Pommeau, sur la porte.) Ah ! mes gants que j’oubliais ! (À Thérèse, qui a repris la facture et la cache dès qu’il reparaît.) Voyons, ne te rends pas malade ! Sois raisonnable ! tance-le, gronde-le, mais pour cette fois point de scandale !…


Thérèse.

Ne craignez rien, mon ami.

Elle tombe dans ses bras en sanglotant.

Pommeau.

Et s’il y a du nouveau, écris, je suis là.



Thérèse.

Oui… merci ! (Il sort.) Qu’il ne sache jamais… Que je sois seule à souffrir !

Elle tombe sur une chaise près de la table, la tête dans ses mains.