Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/95

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Bordognon.

Le combat va cesser, faute de combattants.


Séraphine, très inquiète.

Ces messieurs ne jouent plus ?


Léon.

Voyons, messieurs, voyons, courage !


Séraphine, à part.

S’arrêter avec une si belle veine !


Léon.

Ne me forcez pas à faire charlemagne.


Séraphine, à Bordognon.

Ils ne sont guère aventureux, ces jeunes gens.


Léon.

J’ai passé sept fois, la main est usée.


Bordognon.

Il n’y a que les hommes de trente-sept ans, madame !… Banco !


Séraphine.

Vous êtes un brave, monsieur Frédéric.


Bordognon.

Quand on combat sous les yeux de sa dame…


Séraphine, à part.

Ô mon Dieu ! faites que je gagne !

Séraphine est appuyée contre un meuble : le coup se prolonge en silence.