Page:Augier - Théatre complet, tome 4.djvu/94

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Bordognon.

Moi, je compte vous étonner par mon hypocrisie.


Séraphine.

Je ne vous connaissais pas ce défaut…


Bordognon.

Je me le suis procuré pour faire passer les autres.


Séraphine.

Ce n’est pas une sinécure que vous lui donnez là.


Bordognon.

Vous me croyez plus méchant que je ne suis… je cache une âme fièrement tendre sous des dehors badins ; j’ai des trésors de dévouement…


Séraphine.

À la caisse d’épargne ?


Bordognon.

En attendant un meilleur placement.


Léon.

Il y a cinq mille francs, messieurs !


Bordognon, à Séraphine.

Décidément, le sort se déclare pour vous…


Léon.

Personne ne dit mot ?


Un Invité.

Ma foi non ! Nous sommes à sec.