Page:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome III.djvu/213

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jamais je ne puis rien enseigner ; Lui, parce que tu ne peux encore recevoir ses leçons.

Ad. Voici ce que j’ai recueilli de l’avertissement donné par tes paroles : les paroles ne peuvent qu’exciter l’homme à s’instruire, et ce qui se montre à nous dans la pensée, quelle qu’elle soit, de celui qui parle, est fort peu de chose. Celui-là seul nous apprend si l’on dit vrai, qui nous a avertis, quand il parlait aux oreilles, qu’il habite en nous. Désormais, par sa grâce, je l’aimerai avec d’autant plus d’ardeur que je comprendrai mieux ses leçons. Ce qui fait cependant que je te remercie de ce discours suivi, c’est que tu as prévenu et résolu les difficultés que je me préparais à élever ; il ne me reste aucun doute, et l’oracle intérieur m’a donné, sur tous ceux que j’avais, la même réponse que toi.


Traduction de M. l’abbé RAULX.