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Livre:Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome III.djvu

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Augustin - Œuvres complètes, éd. Raulx, tome III.djvu
TitreŒuvres complètes de Saint Augustin
AuteurAugustin d’Hippone Voir et modifier les données sur Wikidata
ÉditeurJean-Joseph-François Poujoulat Voir et modifier les données sur Wikidata et Jean-Baptiste Raulx
Maison d’éditionL. Guérin & Cie
Lieu d’éditionBar-le-Duc
Année d’édition1864
BibliothèqueUniversity of Toronto -> Internet Archive
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TABLE DES MATIÈRES
CONTENUES DANS LE TROISIÈME VOLUME.



LES LETTRES.
TRADUCTION DE M. POUJOULAT.


SUITE DE LA TROISIÈME SÉRIE. — DEPUIS L’ÉPOQUE DE LA CONFÉRENCE DE CARTHAGE JUSQU’À LA MORT DE SAINT AUGUSTIN.


Lettre CC. Augustin à Valère. — L’évêque d’Hippone dédie au comte Valère son livre Du mariage et de la concupiscence.
CCI. Les empereurs Honorius et Théodose à l’évêque Aurèle. — Cette lettre est un témoignage de l’intervention directe des empereurs chrétiens dans les affaires chrétiennes.
CCII. Jérôme aux évêques Alype et Augustin. — Admiration de saint Jérôme pour les grands combats de saint Augustin contre le pélagianisme.
CCII bis. Augustin à Optât. — Sur l’origine de l’âme.
CCIII. Augustin à Largus. — Leçon à tous ceux qui se jettent dans les choses humaines sans en avoir senti le néant.
CCIV. Augustin à Dulcitius. — L’évêque d’Hippone éclaire et rassure le tribun Dulcitius sur ses propres devoirs à l’égard des donatistes.
CCV. Augustin à Consentius. — Belle réponse à diverses questions, entre autres sur le corps de Jésus-Christ dans le ciel depuis son ascension.
CCVL. Augustin à Valère. — Lettre de recommandation.
CCVII. Augustin à Claude. — L’évêque d’Hippone envoie à son collègue Claude ses six livres contre Julien.
CCVIII. Augustin à Félicie. — Les scandales dans l’église.
CCIX. Augustin au pape Célestin. — L’affaire d’Antoine, évêque de Fussale.
CCX. Augustin à la supérieure, au supérieur et aux religieuses d’un monaitère du diocèse d’Hippone. — Utiles et belles exhortation
CCXI. La règle de saint Augustin.
CCXII. Augustin à Quintilien. — Lettre de recommandation.
CCXIII. Acte dressé dans l’église de la Paix et par lequel les fidèles d’Hippone acceptent comme successeur de leur évêque le prêtre Héraclius, désigné par saint Augustin lui-même.
CCXIV. Augustin au supérieur et aux religieux du monastère d’Adrumet. — Émotion dans ce monastère à l’occasion d’une lettre de saint Augustin sur la question pélagienne.
CCXV. Augustin aux mêmes. — La question pélagienne.
CCXVI. Valentin et les religieux d’Adrumet à saint Augustin. — Récit de ce qui s’est passé au monastére d’Adrumet.
CCXVII. Augustin à Vital, de Carthage. — L’évêque d’Hippone rectifie des erreurs sur la question pélagienne ; il établit douze points qui comprennent toute la vérité catholique sur cette matière.
CCXVIII. Augustin à Palatin. — Encouragements à la vie chrétienne.
CCXIX. Aurèle, Augustin, Florent, etc., à leurs frères Procule et Cysinnius. — Il s’agit de l’affaire de Léporius, du diocèse de Marseille, chassé des Gaules il cause de ses erreurs sur l’Incarnation et ramené à la vérité catholique par saint Augustin.
CCXX. Augustin à Boniface. — Curieuse et mémorable lettre adressée au comte Boniface et qui se rapporte aux grands événements de cette époque.

Lettre CCXXI. Quodvultdéus à Augustin. — On demande à l’évêque d’Hippone un travail où soient brièvement marquées les erreurs de chaque hérésie et les réponses des catholique.
CCXXII. Augustin à Quodvultdéus. — L’évêque d’Hippone parle de la difficulté du travail qui lui est demandé et rappelle ce qui a été fait par saint Épiphane et par Philastre.
CCXXIII. Quodvultdéus à Augustin. — Insistance auprès de saint Augustin.
CCXXIV. Augustin à Quodvultdéus. — Saint Augustin promet ce qu’on lui demande ; curieux détails sur la Revue de ses ouvrages.
CCXXV. Prosper à Augustin. — Saint Prosper informe saint Augustin de ce qui se passe dans les Gaules pour la question pélagienne.
CCXXVI. Hilaire à Augustin. — Même sujet.
CCXXVII. Augustin à Alype. — L’évêque d’Hippone annonce la conversion de deux païens de sa connaissance.
CCXXVIII. Augustin à Honoré. — Les devoirs des ecclésiastiques dans les temps de calamités publiques.
CCXXIX. Augustin à Darius. — L’évêque d’Hippone félicite Darius sur la paix que celui-ci avait obtenue des Vandales.
CCXXX. Darius à Augustin. — Cette réponse est remplie d’un pieux enthousiasme pour l’évêque d’Hippone ; Darius lui demande son livre des Confessions.
CCXXXI. Augustin à Darius. — L’amour des louanges ; — les écrits de saint Augustin contre le paganisme ; — le livre des Confessions.


QUATRIÈME SÉRIE. — LETTRES SANS DATE.
Lettre CCXXXII. Augustin aux païens de Madaure. — On n’a jamais mieux parlé de l’établissement du christianisme dans le monde.
CCXXXIII. Augustin à Longinien. — Charmante et curieuse lettre à un philosophe païen.
CCXXXIV. Longinien à Augustin. — Néoplatonisme un peu vague du philosophe païen.
CCXXXV. Augustin à Longinien. — Débat engagé entre l’évêque et le philosophe ; questions précises.
CCXXXVI. Augustin à Deutérius. — Un sous-diacre convaincu de manichéisme.
CCXXXVII. Augustin à Cérétius. — Curieux détails sur les manichéens et les priscillianistes.
CCXXXVIII. Augustin à Pascence — L’évêque d’Hippone rétablit la vérité des faits contre un arien de Carthage, qui avait commencé par vouloir conférer avec saint Augustin et avait fini par la mauvaise foi et le mensonge. — La sainte Trinité.
CCXXXIX. Augustin à Pascence. — Saint Augustin, apprenant que Pascence répétait toujours les mêmes faussetés, lui écrit une seconde fois.
CCXL. Pascence à Augustin. — Injures adressées à l’évêque d’Hippone.
CCXLI. Augustin à Pascence. — Réponse de l’évêque d’Hippone à ce personnage.
CCXLII. Auijustin à Elpide. — Sur l’arianisme.
CCXLIII. Augustin à Léttus. — Devoirs d’un chrétien en face d’une mère qui s’efforce de l’arrêter dans la voie évangélique.
CCXLIV. Augustin à Chrisime. — Ne pas se désoler outre mesure de la perte des choses temporelles.
CCXLV. Augustin à Possidius. — Les parures parmi les chrétiens ; — vestige de pratiques païennes au milieu des chrétiens de Calame.
CCXLVI. Augustin à Lampadius. — Absurdité de la doctrine qui mettait les péchés sur le compte du destin.
CCXLVII. Augustin à Romulus. — Saint Augustin intervient auprès d’un maître impitoyable pour empêcher qu’il n’exige que des paysans le payent deux fois.
CCXLVIII. Augustin à Sébastien. — Les souffrances des gens de bien en présence des prospérités des méchants.
CCXLIX. Augustin à Restitut. — Nécessité de supporter les maux dans le monde et dans l’Eglise.
CCL. Augustin à Auxilius. — L’évêque d’Hippone se plaint d’une excommunication portée sur une maison tout entière.
Fragment d’une lettre sur le même sujet.
Lettre CCLI. Augustin à Pancarius. — Saint Augustin refuse d’admettre contre ses prêtres des accusations portées par des hérétiques.
CCLII. Augustin à Félix. — Une jeune Orpheline placée sous la tutelle de l’Église.
CCLIII. Augustin à Bénénatus. — Projet de mariage pour cette jeune orpheline.
CCLIV. Augustin à Bénénatus. — Même sujet.
CCLV. Augustin à Rusticus. — Même sujet.
CCLVI. Augustin à Christin. — Courte exhortation pour marcher dans la voie du Christ.

Lettre CCLVII. Augustin à Oronce. — Témoignage de politesse et d’espérance religieuse.
CCLVIII. Augustin à Martien. — Conversion d’un ancien ami de saint Augustin. — Caractère d’une véritable amitié.
CCLIX. Augustin à Corneille. — Un veuf, ancien ami de saint Augustin et qui vivait dans la débauche, n’avait pas craint de demander au saint évêque un écrit à la louange de sa femme morte, comme pour le consoler de sa douleur ; l’évêque d’Hippone lui répond avec une très-belle sévérité, et lui dit qu’il n’obtiendra rien de lui à moins qu’il ne change de vie.
CCLX. Audax à Augustin. — Louanges adressées à l’évêque d’Hippone.
CCLXI. Augustin à Audax. — Humilité de l’évêque d’Hippone.
CCLXII. Augustin à Ecdicia. — Reproches et conseils adressés à une femme mariée.
CCLXIII. Augustin à Sapida. — Touchante et belle lettre de consolation à une jeune religieuse qui avait perdu son frère, diacre à Carthage ; elle avait demandé à saint Augustin de vouloir bien accepter et porter une tunique qu’elle avait faite pour son frère : le diacre était mort avant de pouvoir s’en servir.
CCLXIV. Augustin à Maxima. — Les œuvres du mal en ce monde profitent à l’avancement religieux des amis de Dieu.
CCLXV. Augustin à Séleucienne. — L’évêque d’Hippone réfute les opinions d’un novatien qu’une dame chrétienne lui avait signalées.
CCLXVI. Augustin à Florentine. — Saint Augustin écrit avec une bonté admirable à une jeune fille, pour l’encourager à lui adresser des questions.
CCLXVII. Augustin à Fabiola. — Comment nous sommes véritablement présents les uns aux autres.
CCLXVIII. Augustin aux fidèles d’Hippone. — Appel à la charité des fidèles pour payer une dette contractée, afin de libérer un catholique d’Hippone poursuivi par ses créanciers.
CCLXIX. Augustin à Nobilius. — Saint Augustin infirme et vieux, s’excuse de ne pouvoir se mettre en route, en hiver, pour aller assister à la dédicace d’une église.
CCLXX. — Un chrétien, dont le nom ne nous est pas connu, exprime à saint Augustin le regret de ne l’avoir pas rencontré dans une ville d’Afrique où il espérait le joindre, et où il avait seulement trouvé un ami de l’évêque d’Hippone, Sévère, évêque de Milève.




TRAITÉS PHILOSOPHIQUES.
LES SOLILOQUES ou CONNAISSANCE DE DIEU & DE L’ÂME HUMAINE
LIVRE PREMIER.
Chapitre premier. Prière à Dieu.
Chap II. Ce qu’il faut aimer.
III. Connaissance de Dieu.
IV. Qu’est-ce qu’une connaissance certaine ?
V. Une même science peut embrasser des choses différentes.
VI. Par quels sens intérieurs l’âme aperçoit Dieu.
VII. Jusques à quand la foi, l’espérance et la charité seront nécessaires.
VIII. Ce qui est nécessaire pour connaître Dieu.
IX. L’amour de nous-mêmes.
X. L’amour du corps et des choses extérieures.
XI. Les biens extérieurs doivent plutôt être acceptés que recherchés, en vue des biens véritables.
XII. Il ne faut rien désirer que ce qui conduit au souverain bien, rien craindre que ce qui en éloigne.
XIII. Comment et par quels degrés on parvient à la sagesse.
XIV. C’est la sagesse elle-même qui guérit les yeux pour les rendre capables de voir.
XV. Comment on connaît l’âme. Confiance en Dieu.


LIVRE DEUXIÈME.
Chapitre premier. De l’immortalité de l’homme.
Chap. II. La vérité est éternelle.
III. Si la fausseté doit toujours durer, et si elle ne peut exister sans être perçue, il s’ensuit qu’il existera toujours une âme quelconque pour la percevoir.
IV. Peut-on conclure l’immortalité de l’âme de la durée du vrai et du faux ?

Chap. V. Qu’est-ce que le vrai ?
VI. D’où vient la fausseté et où réside-t-elle ?
VII. Du vrai et de ce qui lui ressemble.
VIII. Ce qui constitue le vrai ou le faux.
IX. Que sont le faux, le trompeur et le menteur ?
X. Il y a des choses vraies, précisément parce qu’elles sont fausses.
XI. Vérité dans les sciences. — Qu’est-ce que la fable ? Qu’est-ce que la grammaire ?
XII. De combien de manières certaines choses existent dans une autre.
XIII. Conclusion en faveur de l’immortalité de l’âme.
XIV. Examen de la conclusion précédente.
XV. Nature du vrai et du faux.
XVI. Peut-on donner aux choses excellentes les noms des choses moindres ?
XVII. Y a-t-il quelque chose d’entièrement faux ou d’entièrement vrai ?
XVIII. Les corps sont-ils véritablement ?
XIX. L’immortalité de la vérité prouve l’immortalité de l’âme.
XX. La vérité est dans toutes les âmes, même à leur insu.


DE L’IMMORTALITÉ DE L’ÂME.
Chapitre premier. L’âme est le sujet en qui réside la science. — Or la science existe toujours. — Donc l’âme est immortelle.
II. La raison est quelque chose. — Or elle n’est pas l’harmonie du corps qui est muable, tandis qu’elle-même est immuable. — Donc elle est immortelle.
III. Réfutation d’une difficulté tirée du mouvement et de l’action de l’âme.
IV. L’art étant immortel, la raison, qui se confond avec lui, doit l’être aussi ; peu importe l’ignorance ou l’oubli, l’art n’est pas moins dans l’âme à l’état latent.
V. Les changements qui se produisent dans l’âme pourraient être invoqués contre l’immortalité s’ils affectaient la nature même de l’âme. Mais ils ne sont que des changements accidentels. Donc ils n’empêchent pas l’âme d’être immortelle.
VI. Nouvelle preuve de l’immortalité : l’âme ne saurait être anéantie, à moins d’être séparée de la raison ; or cette séparation est impossible : donc l’âme est immortelle.
VII. Si on peut diviser indéfiniment la matière sans l’anéantir ; l’âme peut, sans périr, perdre indéfiniment de ses qualités.
VIII. Si le corps ne perd jamais sa nature, bien moins encore l’âme perd la sienne, puisqu’elle est beaucoup plus excellente.
IX. L’âme est la vie ; donc elle ne peut être privée de la vie.
X. L’âme n’est pas l’harmonie du corps, puisqu’elle n’en est pas un accident, mais la vie ; donc elle est immortelle.
XI. La fausseté ne fait point périr l’âme ; car la fausseté ne peut que tromper, et pour être trompé, il faut exister.
XII. Rien n’étant opposé à l’Être souverain de qui l’âme tire son origine, l’âme ne peut périr.
XIII. L’âme ne saurait devenir un corps ; il faudrait en effet qu’elle le voulut ou qu’elle y fut contrainte par un être supérieur : ni l’un ni l’autre n’est possible.
XIV. Il n’est pas à craindre que l’âme devienne corps dans une défaillance comparable au sommeil ; le sommeil suspend les fonctions du corps, il n’ôte rien à la vie propre de l’âme.
XV. S’il est vrai que le corps soit formé par l’intermédiaire de l’âme qui l’anime, l’âme ne peut devenir un corps, car elle devrait en même temps rester âme pour animer et former ce corps auquel elle serait changée.
XVI. La preuve par laquelle on vient de démontrer que l’âme humaine ne peut se changer en corps, établit aussi qu’elle ne peut devenir une âme sans raison.
XVII. Si l’âme était matérielle, elle pourrait Être changée en corps sous l’action plus puissante d’une plus grande masse de matière, mais l’âme n’est point matérielle, puisqu’elle est tout entière dans chaque partie du corps.



DE LA VIE BIENHEUREUSE.
Chapitre premier.
II.
III.
IV.

DU MAÎTRE.
Traduction de M. l’abbé RAULX.
Chapitre premier. Le langage est institué pour instruire ou rappeler les souvenirs.
II. La parole est nécessaire pour montrer la signification de la parole.
III. Est-il possible de rien montrer sans employer de signes ?
IV. Faut-il des signes pour indiquer les signes ?
V. Signes réciproques.
VI. Signes qui se désignent eux-mêmes.
VII. Résumé des chapitres précédents.
VIII. Utilité de cette discussion ; il faut, pour répondre, appliquer l’esprit à ce que rappelle le signe.
IX. Doit-on préférer la chose ou sa connaissance aux signes qui l’expriment ?
X. Peut-on enseigner sans signes ? — Les mots ne donnent pas la connaissance.
XI. Les paroles retentissent à l’oreille ; la vérité enseigne l’esprit.
XII. Le Christ est la vérité, il enseigne au dedans.
XIII. La parole ne manifeste même pas les sentiments intérieurs.
XIV. L’homme parle au dehors, le Christ enseigne au dedans.


DE L’ORDRE.
Traduction de M. l’abbé RAULX.
LIVRE PREMIER.
Chapitre premier. Avant-propos. Tout est régi par la divine Providence.
II. L’ouvrage dédié à Zénobius. — Personnages du dialogue.
III. Première discussion. — Ce qui y donna lieu.
IV. Rien absolument ne se fait sans cause.
V. Dieu gouverne tout avec ordre.
VI. L’ordre embrasse tout.
VII. Dieu n’aime pas le mal, et cependant le mal entre dans l’ordre.
VIII. Licentius enflammé d’ardeur pour la philosophie. — Monique le réprimande. — Utilité des sciences libérales.
IX. Deuxième discussion. — L’ordre conduit à Dieu.
X. Qu’est-ce que l’ordre ? Comment il faut comprimer les mouvements de rivalité et de vaine ostentation, dans les jeunes gens qui étudient les lettres.
XI. Monique ne doit point être éloignée d’une discussion philosophique.


LIVRE SECOND.
Chapitre premier. Première discussion. — Examen de la définition de l’ordre.
II. Qu’est-ce qu’être avec Dieu ? Comment le sage demeure immobile en Dieu.
III. La folie est-elle en Dieu ?
IV. L’homme fait-il avec ordre ce qu’il a tort de faire ? Le mal ramené à l’ordre concourt à la beauté de l’univers.
V. Comment remédier à l’erreur de ceux qui ne croient pas à l’ordre dans le monde.
VI. Deuxième discussion. — L’esprit du sage est immobile.
VII. Quel a pu être l’ordre quand le mal n’était pas ?
VIII. Règle de conduite pour les jeunes gens. — Ordre de leurs études.
IX. De l’autorité et de la raison dans les études.
X. Peu conforment leur vie aux préceptes divins.
XI. De la raison et de ses traces dans les choses sensibles. — Différence entre ce qui est rationnel et ce qui est raisonnable.
XII. La raison a inventé tous les arts. — Comment ont été découverts les mots, les lettres, les nombres. — Distinction des lettres, des syllabes et des mots. — Origine de l’histoire.
XIII. Origine de la dialectique et de la rhétorique.
XIV. Musique et poésie. — Le vers, le rhythme.
XV. Géométrie et astronomie.
XVI. Les sciences libérales élèvent l’esprit aux choses divines.
Chap. XVII. Il est de hautes questions que l’on ne peut aborder sans s’y être préparé par l’étude des sciences libérales.
XVIII. Comment l’âme arrive-t-elle à se connaître et à connaître l’unité ? Tout tend à l’unité.
XIX. Ce qui élève l’homme au-dessus de la brute. — Comment l’homme peut voir Dieu.
XX. Conclusion et exhortation à la vertu.


CONTRE LES ACADÉMICIENS.
Traduction de M. ADRIEN DE RIANCEY.
LIVRE PREMIER.
Chapitre premier. Saint Augustin exhorte Romanien à l’étude de la vraie philosophie.
II. Première discussion. — Est-il nécessaire pour être heureux de connaître ou seulement de chercher la vérité ?
III. On défend l’opinion des académiciens qui prétendent que le bonheur consiste dans la recherche de la vérité.
IV. Ce que c’est que l’erreur.
V. Seconde discussion. — Qu’est-ce que la sagesse ?
VI. Troisième discussion. — Définition de la sagesse. — Objection. Le devin Albicère.
VII. On soutient la définition de la sagesse.
VIII. Le devin est-il un sage ? — Qu’est-ce qu’un sage ? — Définition de la sagesse conformément à l’opinion des académiciens.
IX. Conclusion.


LIVRE DEUXIÈME
Chapitre premier. Le secours de Dieu est nécessaire pour combattre les arguments des académiciens.
II. Augustin rend à Romanien ses devoirs de reconnaissance, et l’exhorte à la philosophie.
III. Philocalie et philosophie : Augustin excite de nouveau Romanien à la philosophie.
IV. Première discussion. — On rappelle les points discutés dans le premier livre.
V. Sentiments des académiciens.
VI. Deuxième discussion. — Différence entre l’ancienne et la nouvelle académie.
VII. Contre les académiciens.
VIII. Subtilité des académiciens.
IX. Examen plus sérieux de l’opinion des académiciens.
X. La controverse avec les académiciens ne roule pas sur les mots, mais sur les choses.
XI. Troisième discussion. — Qu’est-ce que la probabilité ?
XII. Encore du probable et du vraisemblable.
XIII. Les académiciens ont-ils feint de ne pas connaitre la vérité ?


LIVRE TROISIÈME.
Chapitre premier. — Première discussion. — Il faut chercher avec grand soin la vérité ; c’est d’elle que dépend la vie heureuse.
II. Si la fortune est nécessaire au sage.
III. Quelle différence entre le sage et celui qui veut l’être ? Le sage connaît quelque chose : il connaît au moins la sagesse.
IV. Seconde discussion. — Celui qui ne sait rien ne peut être appelé sage.
V. Vains subterfuges des académiciens.
VI. La vérité ne peut être connue que par le secours divin.
VII. Augustin, sur la demande d’Alype, parle contre les académiciens : plaisante citation de Cicéron.
VII. Réfutation du passage de Cicéron.
IX. On discute la définition de Zenon.
X. Deux axiomes des académiciens.
XI. Ni la faiblesse des sens, ni le sommeil ou la fureur, ne rendent impossible la connaissance de quelque vérité.
XII. Les académiciens allèguent vainement les séductions des sens, du sommeil ou de la fureur.
XIII. On connaît beaucoup de choses dans la dialectique.
XIV. Le sage doit donner son assentiment au moins à la sagesse.
XV. Est-ce éviter l’erreur que de suivre en pratique un sentiment probable sans y donner son assentiment ?
XVI. Faire ce qui paraît probable sans le croire vrai, c’est mal faire.
XVII. Pourquoi les académiciens ont caché leur véritable sentiment.
XVIII. De quelle manière les académiciens répandirent la doctrine de la probabilité.
XIX. Plusieurs genres de philosophie.
XX. Conclusion de l’ouvrage.
DE LA GRANDEUR DE L’ÂME.
Traduction de M. l’abbé MORISOT.
Chapitre premier. Evodius propose sept questions au sujet de l’âme. D’où vient l’âme. — Sa patrie est en Dieu. — L’âme est une substance simple.
II. Nature de l’âme.
III. Grandeur de l’âme.
IV. L’âme n’est pas un néant, bien qu’elle n’ait ni longueur, ni largeur. — La hauteur. — Le vent.
V. La force de l’âme est infime.
VI. La longueur est quelque chose de simple.
VII. Pour découvrir la vérité, la voie d’autorité est plus courte, et la plupart du temps plus sûre que la voie de la raison.
VIII. Des figures mathématiques. — De combien de lignes se compose une figure ? — Comment une figure se peut former de trois lignes ?
IX. Quelle est la plus belle figure ? — Dans un triangle qu’y a-t-il d’opposé à l’angle ?
X. Parfaite égalité dans les figures.
XI. Quelle est la figure la plus parfaite ? Le signe. — Le point.
XII. Puissance du point.
XIII. L’esprit incorporel voit des choses incorporelles. — Qu’est-ce que l’esprit ?
XIV. Ce que peut l’esprit incorporel.
XV. Objection : L’âme se développe avec l’âge.
XVI. Réponse à l’objection. — Le développement de l’âme est indépendant de celui du corps.
XVII. C’est par métaphore, que l’on dit de l’âme qu’elle croît avec le temps.
XVIII. La faculté de parler, qu’un enfant acquiert peu à peu, ne doit pas être attribuée aux accroissements de l’âme.
XIX. En quel sens on dit que l’âme croît ou décroît.
XX. L’âme sait-elle quelque chose d’elle-même ?
XXI. Les forces plus grandes à un âge plus avancé ne sont pas une preuve de l’accroissement de l’âme.
XXII. D’où vient le développement des forces corporelles ?
XXIII. L’âme sent par tout le corps, sans être étendue comme lui. — Qu’est-ce que sentir, et qu’est-ce que voir ?
XXIV. Examen de la définition du sens.
XXV. Comment il faut peser une définition.
XXVI. Les bêtes sont-elles douées de science et de raison ?
XXVII. Raison et raisonnement.
XXVIII. Les bêtes ont des sensations sans avoir la science.
XXIX. En quoi diffèrent la science et la sensation.
XXX. Bien que l’âme reçoive des sensations de toutes les parties corporelles, elle n’est pas néanmoins répandue par tout le corps.
XXXI. Si un ver continue à se mouvoir après avoir été coupé, est-ce une preuve que l’âme soit étendue par tout le corps ?
XXXII. Comparaison ingénieuse : comment la vie peut continuer à se manifester dans les parties diverses d’un animal mis en pièces. — Second sens donné à la grandeur de l’âme.
XXXIII. Les sept degrés de la puissance de l’âme.
XXXIV. La nature divine est seule préférable à la nature de l’âme. Aussi l’homme ne doit adorer que Dieu.
XXXV. Autres manières de désigner les sept degrés de la puissance de l’âme.
XXXVI. Merveilleuse harmonie entre l’univers et la religion véritable. Les autres questions relatives à l’âme se trouvent résolues.
TRAITÉ DU LIBRE ARBITRE.
Traduction de M. l’abbé DEFOURNY et de M. l’abbé RAULX.
LIVRE PREMIER.
Chapitre premier. Dieu est-il l’auteur de quelque mal ?
II. Avant de rechercher l’origine du mal, il faut savoir ce que nous devons croire sur Dieu.
III. La passion est le principe du mal.
IV. Objection : homicide commis par crainte. — Quelle sorte de cupidité est coupable ?
V. Autre objection, tirée de l’homicide commis sur un homme qui nous fait violence, et permis par les lois humaines.
VI. La loi éternelle est la règle des lois humaines. Notion de la loi éternelle.
VII. Comment l’homme est bien réglé par la loi éternelle. — Il est meilleur de savoir que de vivre.
VIII. La raison qui place l’homme au-dessus des animaux doit dominer en lui-même.
IX. L’empire ou l’asservissement de la raison caractérisent le sage et l’insensé.
X. Rien ne force l’esprit à être l’esclave de la passion.
XI. L’âme qui s’abandonne à la passion par sa libre volonté est justement punie.
XII. Les esclaves de la passion subissent justement les peines de la vie mortelle, quand même ils n’auraient jamais eu la sagesse.
XIII. La vie heureuse comme la vie misérable dépend de notre volonté.
XIV. Pourquoi il y a peu d’hommes heureux quand tous voudraient l’être.
XV. Quelle est la valeur respective de la loi éternelle et de la loi temporelle, et qui sont ceux qui leur sont soumis ?
XVI. Épilogue du livre premier.
LIVRE DEUXIÈME.
Chapitre premier. Pourquoi Dieu nous a donné la liberté de pécher.
II. Objection : Si le libre arbitre a été donné pour le bien, comment se fait-il qu’il puisse se tourner vers le mal ?
III. Qu’y a t-il de plus noble dans l’homme ? — Comment arriver à la preuve manifeste de l’existence de Dieu ?
IV. Le sens intérieur sent le sentiment même ; se discerne-t-il aussi lui-même ?
V. Le sens intérieur l’emporte sur les sens extérieurs dont il est le modérateur et le juge.
VI. La raison dans l’homme l’emporte sur tout le reste, et ce qui l’emporte sur la raison est Dieu.
VII. Les sens sont particuliers à chacun de nous et perçoivent différemment les divers objets.
VIII. Le rapport des nombres n’est perçu par aucun des sens corporels. — Il est un et immuable pour toutes les intelligences qui le perçoivent.
IX. En quoi consiste la sagesse, sans laquelle personne n’est heureux ? — Est-elle la même dans tous les sages ?
X. La lumière de la sagesse est une et commune à tous les sages.
XI. La sagesse et le nombre sont-ils une même chose, ou bien existent-ils indépendamment l’un de l’autre, ou l’un des deux est-il renfermé dans l’autre ?
XII. La vérité est une et inaltérable dans toutes les intelligences, et elle est supérieure à notre esprit.
XIII. Exhortation à embrasser la vérité, qui seule donne le bonheur.
XIV. On possède la vérité avec sécurité.
XV. Les raisonnements précédents prouvent l’existence de Dieu.
XVI. Aux âmes zélées qui la cherchent, la sagesse se montre partout, au moyen des nombres imprimés sur chaque chose.
XVII. Tout bien et toute perfection viennent de Dieu.
XVIII. Quoiqu’on puisse abuser de la volonté libre, elle doit être comptée parmi les biens.
XIX. Trois sortes de biens : les grands, les petits, et les moyens ; la liberté est du nombre de ces derniers.
XX. Dieu n’est pas l’auteur du mouvement par lequel la volonté se détourne du bien immuable.
LIVRE TROISIÈME.
Chapitre premier. D’où vient le mouvement qui sépare la volonté du bien immuable ?
II. Beaucoup sont tourmentes de l’idée que la prescience divine détruit le libre arbitre.
Chap. III. La prescience de Dieu ne nous ôte point la liberté de pécher.
Chap. IV. La prescience de Dieu ne force pas au péché, et conséquemment c’est avec justice que Dieu punit les pécheurs.
Chap. V. On doit même louer Dieu d’avoir produit les créatures exposées au péché et à la souffrance.
Chap. VI. Dire qu’on préfère le néant à la misère, c’est n’être pas sincère.
Chap. VII. Les malheureux mêmes chérissent l’existence, parce qu’ils viennent de Celui qui existe souverainement.
Chap. VIII. Nul ne choisit le néant, pas même ceux qui se donnent la mort.
Chap. IX. L’état misérable des pécheurs contribue à la beauté de l’univers.
Chap. X. De quel droit le démon régnait-il sur l’homme ? — De quel droit Dieu nous a-t-il délivrés ?
Chap. XI. Qu’elle doive persévérer dans la justice ou pécher, toute créature contribue à la beauté de l’univers.
Chap. XII. Quand même tous les anges auraient péché, ils n’auraient apporté aucun trouble dans le gouvernement du monde.
Chap. XIII. La corruption même de la créature et le blâme jeté sur ses vices en font éclater la bonté.
Chap. XIV. Toute corruption n’est pas condamnable.
Chap. XV. Défauts coupables et défauts non coupables.
Chap. XVI. On ne peut faire retomber nos péchés sur Dieu.
Chap. XVII. Le péché a sa cause première dans la volonté.
Chap. XVIII. Y a-t-il péché dans un acte qu’il est impossible d’éviter ?
Chap. XIX. Vaines excuses des pécheurs quand ils prétextent l’ignorance et la difficulté produites par le péché d’Adam.
Chap. XX. Il n’est pas injuste que les défauts, suites pénales du péché, soient transmis à la postérité d’Adam, quelle que soit l’opinion vraie sur l’origine des âmes.
Chap. XXI. Quelle sorte d’erreur est pernicieuse ?
Chap. XXII. L’ignorance et la difficulté fussent-elles naturelles à l’homme, il y a encore sujet de louer le Créateur.
Chap. XXIII. Mort des enfants. — Plaintes injustes des ignorants au sujet des souffrances qu’ils endurent. — Qu’est-ce que la douleur ?
Chap. XXIV. Le premier homme n’a pas été insensé, mais capable de devenir sage. — Qu’est-ce que la folie ?
Chap. XXV. Quelles idées frappent la nature raisonnable lorsqu’elle se tourne au mal ?

Traduit par MM. CATULEUX et THÉNARD.


LIVRE PREMIER.
Des Mœurs de l’Église catholique.

Chapitre premier. L’art de déterminer la juste étendue des sons dépend de la musique et non de la grammaire.
II. Définition de la musique et de la modulation.
III. Qu’entend-on par bien moduler et pourquoi ce mot est-il nécessaire à la définition ?
IV. En quoi le mot science entre-t-il nécessairement dans la définition de la musique ?
V. Le sentiment musical vient-il de la nature ?
VI. Les chanteurs de théâtre ignorent la musique.
VII. Des termes longtemps et non longtemps.
VIII. Du temps plus ou moins long dans le mouvement.
IX. Des mouvements rationnels ou irrationnels, connumérés ou dinumérés.
X. Des mouvements compliqués et sesquialtères.
XI. Comment on mouvement et un nombre sont bornés dans leur accroissement à l’infini et reçoivent une forme déterminée. — Système décimal.
XII. Pourquoi, dans la numération, va-t-on de 1 à 10 et revient-on de 10 à 1 ?
XIII. Du charme des mouvements proportionnés, en tant qu’il est apprécié par l’oreille.

LIVRE DEUXIÈME.

Chapitre premier. Points de vue différents du grammairien et du musicien dans l’appréciation de la quantité des syllabes.
II. Le grammairien juge d’un vers d’après l’autorité, le musicien, d’après la raison et l’oreille.
III. Durées des syllabes.
IV. Des pieds de deux syllabes.
V. Des pieds de trois syllabes.
VI. Pieds de quatre syllabes.
Chap. VII. Le vers est composé d’un nombre déterminé de pieds, comme le pied l’est d’un nombre déterminé de syllabes.
VIII. Noms des divers pieds.
IX. De la construction des pieds.
X. L’amphibraque, soit seul, soit mêlé à d’autres pieds, ne peut former de vers. Du levé et du posé.
XI. Du mélange rationnel des pieds.
XII. Des pieds de six temps.
XIII. Comment on peut changer l’ordre des pieds sans troubler l’harmonie.
XIV. Des pieds susceptibles de se mêler entre eux.

LIVRE TROISIÈME.
Chapitre premier. Définition du rhythme et du mètre.
II. De la différence entre le mètre et le vers.
III. Du rhythme composé de pyrrhiques.
IV. Du rhythme continu.
V. Y a-t-il des pieds de plus de quatre syllabes ?
VI. Aucun pied de plus de quatre syllabes ne peut constituer un rhythme qui porte son nom.
VII. De l’espèce et du nombre des pieds qui constituent le moindre mètre.
VIII. De la valeur des silences dans les mètres. — Définition du mètre.
IX. Du nombre de temps et de pieds auquel s’arrête le mètre.

LIVRE QUATRIÈME.
Chapitre premier. Pourquoi la dernière syllabe d’un mètre est-elle indifférente ?
II. Du nombre de syllabes dont se compose le moindre mètre pyrrhique. — De la durée du silence qu’il comporte.
III. Variétés du mètre pyrrhique.
IV. Du mètre iambique.
V. Du mètre trochaïque.
VI. Du mètre spondaïque.
VII. Du tribraque : combien de mètres peut-il former ?
VIII. Du dactyle.
IX. Du bacchius.
X. Que faut-il ajouter, avant le silence, à un pied déjà complet ?
XI. L’iambe ne va pas bien après le ditrochée.
XII. Total des mètres.
Chap. XIII. Méthode pour battre la mesure des mètres et pour interposer les silences.
XIV. Suite de l’interposition des silences dans la mesure des mètres.
XV. Suite de l’interposition des silences dans le mètre.
XVI. Du mélange et de l’assemblage des pieds.
XVII. De la combinaison des mètres.

LIVRE CINQUIÈME.
Chapitre premier. Différence du rhythme, du mètre et du vers.
II. Les mètres susceptibles de se diviser en deux parties sont plus parfaits que les autres.
III. Étymologie du mot vers.
IV. De la fin du vers.
V. Fin du vers héroïque.
VI. Suite du chapitre précédent.
VII. Comment peut-on ramener à l’égalité le nombre inégal des demi-pieds dans chaque membre ? Du rapport d’égalité entre les membres de 4 et de 3 demi-pieds, de 5 et de 3 demi-pieds.
VIII. Rapport entre les membres de 5 et de 7 demi-pieds.
IX. Des membres composés de 6 et de 7 demi-pieds, de 8 et de 7, de 9 et de 7.
X. De l’excellence des vers de six pieds : perfection incomparable du vers bernique et iambique, parmi les vers de six pieds.
XI. De la manière la plus exacte de mesurer les vers de six pieds.
XII. De la raison pour laquelle les vers senaires sont supérieurs à tous les autres.
XIII. Épilogue.

LIVRE SIXIÈME.
Chapitre premier. De la fin qu’on s’est proposée dans les livres précédents.
II. De l’harmonie dans les sons : de ses différentes espèces, des rapports harmoniques, selon qu’ils existent dans le son ou qu’ils résultent de l’impression de l’oreille.
III. Des rapports d’harmonie qui naissent de la prononciation ou qui se conservent dans la mémoire.
IV. Des rapports d’harmonie qui se rattachent au jugement : quelle est, parmi les différentes espèces d’harmonie, la plus parfaite ?
V. L’âme est-elle modifiée par le corps ? Comment sent-elle ?
VI. Les trois dernières espèces de nombre : ordre et nom de toutes les espèces.
Chap. VII. Les nombres de jugement sont-ils éternels ?
VIII. Tous les nombres sont soumis au contrôle des nombres de jugement.
IX. Il y a dans l’âme d’autres nombres supérieurs aux nombres de jugement.
X. Du rôle que joue la raison dans l’étude de la musique, dont le charme tient exclusivement à un rapport d’égalité.
XI. L’harmonie, dans les choses inférieures, ne doit pas offenser, celle des choses supérieures doit seule charmer. Différence entre l’imagination de mémoire et l’imagination pure.
XII. Des nombres spirituels et éternels.
XIII. De la manière dont l’âme se détourne de l’immuable vérité.
XIV. L’âme s’élève à l’amour de Dieu par la connaissance de l’ordre et de l’harmonie qu’elle goûte dans les choses.
XV. L’âme accomplira en paix les mouvements du corps après la résurrection : la perfection de l’âme consistera alors en quatre vertus.
XVI. Comment ces quatre vertus sont l’apanage des bienheureux.
XVII. Des harmonies auxquelles l’âme pécheresse donne naissance et de celles qui la dominent. — Conclusion de l’ouvrage.

DES MŒURS DE L’ÉGLISE CATHOLIQUE
ET DES MŒURS DES MANICHÉENS.
Traduction de M. l’abbé BURLERAUX.

LIVRE PREMIER.
Des Mœurs de l’Église catholique.

Chapitre premier. Les manichéens démasqués : deux moyens employés par eux pour tromper.
II. Les manichéens condamnés au tribunal de la raison. — Vice de leur méthode.
III. Le souverain bien pour l’homme. — Ses conditions.
IV. Qu’est-ce que l’homme ?
V. Le souverain bien de l’homme est avant tout le souverain bien de son âme.
VI. La vertu conduit à la possession de Dieu.
VII. Dieu révélé par les Écritures. — L’économie divine touchant notre salut. — Abrégé de la foi.
VIII. S’élever vers Dieu par un amour souverain.
IX. La charité. — Accord de l’Ancien et du Nouveau Testament.
X. Ce que l’Eglise nous enseigne par rapport à Dieu. — Les deux dieux des manichéens.
XI. De l’amour souverain pour Dieu. — Les deux conditions du souverain bien.
XII. La charité nous unit à Dieu.
XIII. Union avec Dieu par Jésus-Christ et le Saint-Esprit.
XIV. L’amour nous unit à la Trinité.
XV. Définition chrétienne des quatre vertus cardinales.
XVI. Accord de l’Ancien et du Nouveau Testament.
XVII. Apostrophe aux manichéens.
XVIII. L’Église catholique résumant les deux Testaments.
XIX. L’office de la tempérance, d’après les Écritures.
XX. Mépris des choses sensibles. — Amour de Dieu seul.
XXI. La gloire mondaine et la curiosité condamnées par les Écritures.
XXII. L’amour de Dieu produit la force.
XXIII. Conseils et exemples de force tirés de l’Écriture.
XXIV. De la justice et de la prudence.
XXV. Les quatre vertus et l’amour de Dieu.
XXVI. Amour de soi-même et du prochain.
XXVII. Bienfaisance en faveur du corps du prochain.
XXVIII. Bienfaisance en faveur de l’âme du prochain.
XXIX. De l’autorité des Écritures.
XXX. L’Église catholique.
XXXI. Les anachorètes et les cénobites.
XXXII. Éloge des clercs.
XXXIII. Les chrétiens dans le monde.
XXXIV. Les mauvais chrétiens condamnés.
XXXV. Concessions faites par l’Apôtre aux baptisés.


LIVRE SECOND.
Des Mœurs des Manichéens.
Chapitre premier. Le souverain bien est le souverain Être.
II. Nature du mal.
III. Autre définition du mal.
IV. Différentes espèces de bien.
V. Troisième définition du mal.
VI. Ce qui peut être soumis à la corruption.
VII. Rien ne se corrompt entièrement, grâce à la bonté de Dieu.
VIII. Le mal n’est point une substance.
IX. Inanité des fables manichéennes.
X. Des signes de moralité chez les manichéens.
XI. Du signe de la bouche. — Blasphème des manichéens contre Dieu.
XII. Toute issue fermée aux manichéens.
XIII. On doit juger l’intention et non les faits.
XIV. Trois causes louables de l’abstinence.
XV. Pourquoi les manichéens interdisent l’usage des viandes.
XVI. Mystères des manichéens.
XVII. Du sceau des mains.
XVIII. Le sceau du sein. — Infâmes mystères des manichéens.
XIX. Crimes des manichéens.
XX. Ces mêmes crimes découverts à Rome.


DE LA VRAIE RELIGION.
Traduction de M. l’abbé JOYEUX.

Chapitre premier. Les philosophes enseignaient dans leurs écoles ce qu’ils ne pratiquaient pas dans les temples.
II. Socrate et Platon n’ont pu faire adopter leurs idées sur Dieu.
III. La religion chrétienne apprend aux hommes ce que Platon ne crut pas possible d’enseigner.
IV. Combien sont dignes de mépris les philosophes qui n’embrassent pas la vraie religion.
V. Où chercher la vraie religion ?
VI. Elle fait servir à son développement ceux mêmes qui sont égarés, et ceux qui se trouveraient injustement bannis de son sein.
VII. Il faut embrasser la religion catholique. — Quelles sont les premières vérités qu’elle enseigne ?
VIII. De la religion ; comment nous en avons l’intelligence, pour réfuter les hérétiques.
IX. C’est surtout contre les manichéens que cet écrit est dirigé ; court exposé de leurs erreurs.
X. Ce qui nous détache de Dieu ; ce qui nous ramène à lui.
XI. Toute vie vient de Dieu. — Le crime est la mort de l’âme.
XII. Chute et réparation de l’homme tout entier.
XIII. Les bons anges et les anges mauvais.
XIV. Le péché vient du libre arbitre.
XV. La peine du péché nous apprend à devenir meilleurs.
XVI. Bienfaits immenses de l’incarnation du Verbe.
XVII. L’enseignement de la vraie religion est contenu avec un enchaînement parfait dans l’Ancien et le Nouveau Testament.
XVIII. Pourquoi les créatures sont-elles muables ?
XIX. Ce qui peut être vicié est bon, sans être souverainement bon.
XX. Comment l’âme peut être viciée.
XXI. L’âme se laisse séduire par la beauté corporelle qui ne fait que passer.
XXII. Les impies seuls condamnent l’ordre établi par la Providence.
XXIII. Toute substance est bonne en elle-même.
XXIV. Deux moyens offerts à l’homme pour l’aider à son salut : l’autorité et le raisonnement.
XXV. Quels hommes, quels livres doivent nous servir de guides.
XXVI. Dans les progrès de l’homme charnel et de l’homme spirituel la vie peut être partagée en sept âges.
XXVII. La vie du vieil homme et de l’homme nouveau se retrouvent dans la vie de l’humanité tout entière.
XXVIII. L’enseignement proportionné à la capacité du peuple.
XXIX. Autre moyen de salut : la raison. — Comment elle guide l’homme vers Dieu. — Son témoignage l’emporte sur celui des sens.
Chap. XXX. La loi immuable d’après laquelle la raison forme ses jugements est elle-même supérieure à la raison.
XXXI. Dieu est lui-même cette loi qui règle les jugements de notre raison et que notre raison ne peut juger.
XXXII. Il y a dans les corps des traces d’unité ; mais l’intelligence seule peut contempler l’unité même.
XXXIII. L’erreur ne vient pas des sens, mais du jugement. — Différence entre le menteur et le trompeur.
XXXIV. Comment apprécier nos vaines imaginations.
XXXV. Comment nous devons nous reposer dans la connaissance de Dieu.
XXXVI. Le Verbe de Dieu est la vérité , égale à son premier principe. — Le péché seul, cause de nos erreurs.
XXXVII. L’amour des créatures est l’origine de l’idolâtrie sous toutes ses formes.
XXXVIII. Autre espèce d’idolâtrie, la triple concupiscence.
XXXIX. Comment l’homme peut triompher de la volupté.
XL. De la beauté corporelle et de la volupté charnelle — Peine du péché.
XLI. La peine infligée au pécheur contribue à l’ordre général.
XLII. La volupté charnelle, invite elle-même à chercher l’unité.
Chap. XLIII. L’homme découvre l’ordre et les proportions dans l’espace et le temps. — L’ordre procède de l’éternelle vérité.
XLIV. Tout est ramené à Dieu par la créature raisonnable.
XLV. Les excès de l’orgueil nous enseignent aussi le chemin de la vertu.
XLVI. Ce qui rend l’homme invincible c’est l’amour de ce qu’on ne peut lui ravir : l’amour de Dieu et du prochain. — Comment il doit aimer le prochain.
XLVII. Caractère véritable de l’amour pour le prochain. — Comment il nous rend invincibles.
XLVIII. Quelle est la justice parfaite ?
XLIX. De la curiosité. Comment elle peut conduire à la vérité.
L. Comment faut-il étudier l’Écriture sainte ?
LI. La méditation des saintes Écritures sert de remède à la curiosité.
LII. La curiosité comme les autres vices devient une occasion de pratiquer la vertu.
LIII. Intentions différentes des sages et des insensés.
LIV. Les tourments des réprouvés sont en rapport avec leurs vices.
LV. Conclusion. — Exhortation à la vraie religion. — Que faut-il éviter pour y parvenir ?

RÈGLE DE SAINT AUGUSTIN. 587
Traduction de M. l’abbé RAULX.