Page:Augustin Crampon - La Bible, édition en un volume, Desclée, 1904.djvu/537

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Chap. VIII, i. IImr LIVRE PES MACHABfiES. Chap. VIII, 22. C- JUDAS TRIOMPHE, ANTIOCHUS PERIT ; FETE DES ENCENIES.

— chap. vui. — Jttdas Mackabie l ommence la guerre sainte et rempcrte iCabord stir Nicanor, fnris stir Thi> mothe*e et Bacchidks^des victoires joyeusement ce*Ubre*es a Jerusalem. Cependant Judas Machabee et ses compagnons, s’introduisant secretement dans les villages, appelaient autour d’eux leurs parents et s’adjoignant ceux qui etaient restes fideles au judaisme, ils rassemblerent ainsi une troupe d’environ

six mille hommes. Ils conjuraient le Seigneur 

de regarder son peuple que tout le monde fouiait aux pieds, d’avoir aussi pitie de son temple profane par les impies, d’avoir compassion de la ville Jevastee qui ailait se trouver au niveau du sol, et d’ecouter la voix du sang qui

criait vers lui, de se souvertir du meurtre 

crimine ! des petits enfants innocents et des outrages faits a son nom, et de montrer sa haine contre les mechants.

Une fois a la tete d’une troupe nombreuse, 

Machabee devint invincible aux nations, car la colere du Seigneur s etait

changee en misericorde. Tombant a 

Timproviste sur les viiles et les villages, il les brulait ; occupant les positions les plus t’avorables, il infligeait a 1 ennemi

de nombreuses defaites, Cest surtout 

la nuit qu’ii choisissait pour favoriser le succes de ces sortes d’expeditions, et le bniit de sa valenr se repandit en tous lieux. Philippe ne fut pas longtemps a voir quels progres faisait cet homme, et les succes de plus en plus frequents qu’il remportait ; il ecrivit done a Ptolemee, chef militaire de la Coele-Syrie et de la Phenicie, de venir en aide aux affaires 9 du roi. Ptolemee s’etant mis a Pueuvre sans tarder, fit partir Nicanor, fils de 1 atrocle, un des principaux favoris du >’oi, a la tete d’au moins vingt mille hommes de diverses nations, pour qu’il exterminat la race entiere des Juifs ; il lui adjoipiit Gorgias, general fort experimente dans les choses de la guerre. Nicanor comptait bien procurer au roi, sur la vente des captifs pris en Judee, le triout de deux mille talents du aux Ron mains. H s’empressa d’envoyer aux on. 111, 8 j Da . n ? l ? vers * 8 3 9> I’au^wr relate «ns grands de-tads, la defaite de Nicanor, le pnncpal ennemi des Juife, afin de montrer mc»t Dieu est venu au secours de son peuple

viiles maritimes Pinvitation a venir acheter des esclaves juifs, promettant de leur en donner quatre-vingt-dix pour un talent : il ne songeait pas a la vengeance du Tout-Puiswmt qui ailait tomber sur lui. Des que Judas eut appris la mar- 12 che de Nicanor, il inforjna ses compagnons de Papproche de PennetnL Alors 13 les uns, frappes de crainte et manquant de foi en la justice de Dieu, prirent la fuite et passerent en d’autres lieux ; les 14 autres vendirent tout ce qui leur restait, et en me 1 me temps ils priaient le Seigneur de les delivrer de Pimpie Nicanor, qui les avait vendus avant meme que la bataille fiit engagee : sinon a cause d’eux, du 15 moins en consideration des alliances faites avec leurs peres, et parce que son nom saint et auguste avait ete nomme sur eux. Machabee ayant reuni ceux 16 qui etaient restes avec lui, au nombrede six mille hommes, les exhorta a ne pas enrindre les ennemis, et a ne pas se troubler de la multitude des nations qui marchaient uijustement contre eux, mais a combattre vaillamment, avant devant 17 les yeux Pindigne profanation accomplie par elles contre le lieu saint, Poutrage de. la ville ravagee , ainsi que la ruine des institutions des ancetres. i4 Eux, 18 dit-il, se confient dans leurs armes et des charges hardies ; nous, e’est en Dieu, tnaitre de toutes choses, qui peut cTun signe renverser ceux qui viennent nous attaquer et Punivers meme, que nous mettons notre confiance. " II enumera 19 aussi devant eux les exemples antiques de la protection de Dieu ; et comment, sous Sennacherib, les cent quatre-vingt mille hommes avaient peri, et comment, 20 dans la bataille livree aux Galates en Babylonie, ceux qui prenaient part a Paction etaient en tout huit mille, avec quatre mille Macedoniens, et, ceux-ci ftant vivement presses, les huit mille avaient detruit cent vingt mille ennemis, grace au secours qui leur £tait venu du ciel, et avaient remporte un grand profit Apres les avoir, par ces souvenirs, 21 remplis de confiance et disposes a mourir pour les lois et pour la patrie, il divisa son armee en quatre corps. A la 22 et lui a rendu sa faveur. Com p. 1 Mach. iii, . Six milU ; Vulg., stpt milk. at. // divisa etc. ; ce merobre de phrase manque dans la Vulg. N° 5^5. - 34 — 529 —