Page:Aurel - Les Jeux de la flamme.djvu/174

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écourter ; et il conclut précisément de la sorte le lendemain des jours où, sans plus de motifs, ils furent hébétés de joie. Il juge, il croit juger ainsi quand il est simplement terrorisé…

De ces jours, d’un certain jour dernier, émouvant entre tous, elle convoite la suite, le prolongement suprême qui les referait humains par l’imposition d’un surcroît d’emportement.

Lui, qui la craint et qui n’y croit, se hâte moins ces lendemains.

D’où les rages sourdes chez elle qui l’opèrent de toute compassion, de toute velléité molle et féminine.

« Il ne voudrait souffrir qu’utilement », se dit-elle. Cette injustice l’enivre encore et jusqu’au degré plein de l’exaspération, celui qui veut un acte. Assez longtemps elle attendit qu’un trouble plus fort la décide.

Elle respire à flots la bonne paix enfin stagnante des résolutions prises. Une brise adorable passe. « Il faisait bon, dit-elle. Eh ! bien, il fera beau ailleurs ! »

« Qu’il soit en retard après hier, songe-t-elle, qu’il soit en retard aujourd’hui !!… »

L’homme persiste. Pour lui, pas d’abîme entre hier et aujourd’hui. Il ne se passe rien ; il aime, et c’est un bloc qui l’habite. Ce n’a jamais cette agilité de tempête qui l’enlève, la précipite et qui la tue. Il a versé vers elle et c’est fini. Mais elle a versé davantage et jusqu’au delà de lui. Il éprouve