Page:Austen - La Nouvelle Emma T3.djvu/17

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


dire que madame Wallis était impolie quelquefois, qu’elle faisait aux gens des réponses grossières ; mais nous n’avons jamais reçu d’elle que des politesses. Et ce n’est pas pour notre pratique, car nous prenons chez eux si peu de pain. Nous ne sommes que trois, et Jeanne qui ne mange absolument rien. Son déjeûner vous ferait frémir. Je n’ose dire à ma mère combien peu elle mange ; je lui dis tantôt une chose, tantôt une autre, et cela passe. Mais vers midi elle a un peu d’appétit, et rien ne lui plait tant que les pommes cuites : elles sont très saines. J’ai saisi l’occasion de demander à M. Perry, l’autre jour, ce qu’il en pensait, lorsque je le rencontrai dans la rue. Ce n’est pas que j’en doutasse auparavant. J’ai si souvent entendu recommander les pommes cuites par M. Woodhouse. Je crois que c’est la seule manière qui