Page:Austen - Le Parc de Mansfield tome3et4.djvu/144

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répondit : « Si chacun vous parle de cela, mon cousin, il ne me reste plus rien à dire. »

« À l’égard des faits, vous avez peut-être raison ; mais à l’égard des sentimens, Fanny, il n’y a que vous qui puissiez me les faire connaître. Je ne veux pas toutefois vous importuner, je ne veux que ce qui pourra vous plaire. J’ai pensé que cette confidence vous soulagerait. »

« Je crains que nous ne pensions différemment. »

« Ne le croyez pas. Je suis certain qu’en comparant nos opinions, elles se ressembleront, comme cela a toujours été. Je regarde la proposition de Crawford comme très-avantageuse et très-désirable, si vous pouvez lui accorder une affection réciproque. Je trouve qu’il est très-