Page:Béland - Mille et un jours en prison à Berlin, 1919.djvu/153

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


Chapitre XXIII


espoir déçu


C’était au mois de mai 1916 : j’étais depuis un an prisonnier à la Stadtvogtei. Malgré toutes les démarches que j’avais faites moi-même par l’entremise de l’ambassade américaine, à Berlin, et malgré celles qui avaient été entreprises par le gouvernement anglais et le gouvernement canadien, démarches restées sans résultats, — mes nombreuses suppliques étaient demeurées sans réponses, — je m’étais fait à l’idée que je serais interné jusqu’à la fin de la guerre.

Un soir, après sept heures, alors que les portes de toutes les cellules avaient été refermées sur nous, un sous-officier, employé au bureau de la prison, se présente chez moi disant qu’il est porteur d’une bonne nouvelle :

— « Quelle nouvelle ? »…

— « Vous serez libéré ! »…

— « Quand ? »…

— « Après-demain, samedi. Cette nouvelle a été