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EN PRISON À BERLIN

« Les troupes allemandes, au moment où je porte la parole devant vous, ont peut-être franchi la frontière de Belgique et envahi son territoire. Il faut le reconnaître, c’est là une violation du droit des gens et des traités internationaux. Mais l’Allemagne se propose et prend l’engagement de réparer tous les dommages causés à la Belgique aussitôt que les projets militaires qu’elle a en vue auront été réalisés. »

On ne se fait pas d’idée de l’embarras où se trouva cet officier. Il essaya de balbutier quelques mots en guise d’explications : — « Il y a aussi, dit-il, que la Belgique a péremptoirement, refusé de nous laisser passer. » Les termes et le ton de cette explication indiquaient suffisamment que le capitaine Wolff capitulait.

On a beaucoup critiqué, dans les journaux pangermanistes surtout, cette attitude de Bethman-Hollweg au Reichstag. On disait qu’une telle déclaration était suffisante pour justifier sa destitution dès le lendemain.