Page:Büchner - La Mort de Danton, trad. Dietrich, 1889.djvu/9

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


soin, et le lecteur français va pouvoir, grâce à M. Dietrich, prendre connaissance d’un drame puissamment original et saisissant.

Mais avant d’en venir à l’examen rapide de l’œuvre de Georges Bûchner, je voudrais acquitter une dette de cœur en présentant au public son interprète. M. Auguste Dietrich, qui est Lorrain et né à Nancy, a fait de fortes études classiques ; il est licencié ès lettres et licencié en droit, A l’heure où, pour la première fois, je m’entretins avec lui chez Victor Hugo, il collaborait à des journaux littéraires militants de la province ou de Paris : la Revue du Nord, la Revue des Idées nouvelles, dirigée par notre confrère Edmond Thiaudière, la Vie littéraire, d’Albert Collignon, la Jeune France ; il s’efforçait de gagner ses éperons. Depuis lors il a marché de son mieux, vaillamment, et il n’est plus un inconnu dans le monde des lettres.

C’est son séjour de près de quatre années en Autriche qui marque le point de départ et la cause déterminante de son activité littéraire actuelle, activité préoccupée surtout de l’étude des choses de l’Allemagne. De Vienne, qu’il habitait, M. Dietrich entreprit des excursions dans les provinces si pittoresques de la monar-