Page:Baillon - Par fil special, 1924.djvu/113

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voici le moment de vérifier ses épreuves à virgules ?

Toujours est-il que les dix lignes dont on ne voulait pas en sont devenues cent, cinq cents, mille, une page pleine. Et ces courses, « bonnes tout au plus pour les imbéciles » quand il en manque, l’UPRÈME, journal sérieux, en organise — pour en parler.

Depuis, les uns plus vite, les autres moins, les rédacteurs ont mordu au Sport. Personne n’y échappe, pas même Jean Lhair, chroniqueur politique, et ce pauvre Cerdagne, qui eut beau se défendre : « Je suis engagé pour les grandes interviews », passe deux après-midi sur sept à regarder comment des gens se lancent une balle que d’autres leur relancent.

Seuls, M. Sinet et moi, nous sommes de la vieille école. Même en deux lignes, du Sport nous n’en voulons pas :

— Pour toi, Ranquet.

Quelquefois, certains faits sont d’une attribution imprécise. Quand un aviateur se tue et que notre copie est rare :

— Une belle information, pensons-nous.

— C’est du Sport, réclame Ranquet.

Autour du mort, on se chamaille.