Page:Baju - L’École décadente, 1887.djvu/25

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Stéphane Mallarmé est le premier qui ait répondu à notre appel ; il nous a donné plusieurs pièces en prose ou en vers. Son talent est trop universellement apprécié pour qu’il soit besoin d’en faire un éloge.

René Ghil nous prêta ensuite son concours. Le Décadent a vulgarisé les premiers extraits du Traité du Verbe, déjà parus dans la Pléiade de Darzens. Nous avons donné aux écrits de ce jeune poète de génie la plus grande publicité possible. Plus tard M. Ghil s’est séparé de nous et n’a pas hésité — ce qui est bien le cœur humain — à publier contre nous un article intentionnellement hostile.

Paul Vorsin, excellent poète lamartinien, nous a fourni pendant toute la durée de notre publication des pièces de vers exquises.

Delphin de Girard, qui cache sous ce pseudonyme un des plus grands noms de l’Italie, est l’ami du précédent et nous a fourni aussi plusieurs pièces de vers à peu près du même genre.

Albert Aurier, aussi maître de son talent pour la prose que pour les vers, nous a donné dans les deux genres des pièces où l’on sent un souffle ardent et une inspiration puissante.

Rachilde, auteur de plusieurs livres un peu bruyants, tels que Monsieur Vénus et la Marquise de Sade, a écrit pour le Décadent quelques nouvelles fort goûtées.

Jean Lorrain, aujourd’hui rédacteur à l’Événement, a donné au Décadent la primeur de quelques-unes de ces pièces délicieuses qui forment le volume des Griseries.

Ernest Raynaud, l’ami de Verlaine et de M. du Plessys, venu trop tard avec nous, ne nous a fourni qu’une seule pièce. Ce jeune poète de talent avait déja collaboré à Lutèce,