Page:Ballin - Le Mahâbhârata, vol2.djvu/278

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319. Toutes les créatures, accomplissent ce qu’on appelle : « L’œuvre », c’est une chose méritoire, le champ du salut ; c’est le grand mode de vie.

320. Mais les hommes qui blâment l’œuvre, suivent une mauvaise voie. On admet que ces fous, qui laissent l’utile de côté, se rendent coupables de péché.

321. En abandonnant (les traces) des familles éternelles des dieux, des pitris el des brahmanes, ils sont insensés et suivent un chemin qui n’est pas celui qu’indique la çrouti (révélation).

322. (Voici ce qui a été) prescrit par le rishi : « Je vous donne ce (précepte : l’œuvre). Voilà l’ascétisme qui vous convient. » L’ensemble de ces prescriptions est l’ascétisme des (véritables) ascètes.

323. Donner les parts qui leur sont dues, aux familles éternelles des dieux, des pitris, des brahmanes, et au gourou, est certainement une chose difficile à accomplir, (et autre que le renoncement).

324. Les dieux, après avoir accompli une œuvre difficile, ont obtenu une prospérité suprême. C’est pourquoi je vous dis de mener la vie difficile, (austère, laborieuse), de maîtres de maison.

325. Sans doute, l’ascétisme est une chose excellente. C’est la souche de toutes les créatures. (Mais) tout (ce qui constitue cet ascétisme) repose sur le précepte de la famille.

326. Les prêtres, non sujets à l’erreur, qui traversent les couples de choses opposées, ont reconnu que (l’état de maître de maison) était de l’ascétisme. Aussi les vœux qui se pratiquent au milieu du monde, reçurent-ils ce nom.