Page:Balzac, Chasles, Rabou - Contes bruns, 1832.djvu/388

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aux bêtises que je lui débitais, emporté par la chaleur d’une passion improvisée, à laquelle tout faisait obstacle.

— Et laquelle ?…

— Vous ne chercherez jamais à savoir à qui j’appartiens… Si je viens chez vous, ce sera de nuit, et vous me recevrez sans lumière.

Notre conversation en était là quand la voiture arriva près d’un mur de jardin.

— Laissez-moi vous bander les yeux !… me dit la camariste ; mais vous vous appuyerez sur mon bras, et je vous conduirai moi-même.

Puis la camariste me serra sur les yeux et noua fortement derrière ma tête un mouchoir très-épais.

J’entendis le bruit d’une clef mise avec précaution dans la serrure d’une petite porte sans doute par le silencieux amant que j’avais eu pour vis-à-vis ; et bientôt la femme de chambre, au corps cambré, et qui avait du meneho dans son allure, me conduisit, à tra