Page:Balzac, Chasles, Rabou - Contes bruns, 1832.djvu/389

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vers les allées sablées d’un grand jardin, jusqu’à un certain endroit, où elle s’arrêta.

Par le bruit que nos pas firent dans l’air, je présumai que nous étions devant la maison.

— Silence, maintenant !… me dit-elle à l’oreille, et veillez bien sur vous-même !… Ne perdez pas de vue un seul de mes signes, car je ne pourrai plus vous parler sans danger pour nous deux, et il s’agit en ce moment de vous sauver la vie.

Puis, elle ajouta, mais à haute voix :

— Madame est dans une chambre au rez-de-chaussée ; pour y arriver, il nous faudra passer dans la chambre et devant le lit de son mari ; ainsi ne toussez pas, marchez doucement, et suivez-moi bien, de peur de heurter quelques meubles, ou de mettre les pieds hors du tapis que j’ai disposé sous nos pas…

Ici l’amant grogna sourdement, comme un homme impatienté de tant de retards. La camariste se tut ;