Page:Barbey d'Aurevilly - Une vieille maitresse, tome 1.djvu/133

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femme comme moi, tout ce qui reste à donner à une amie qui sera votre grand’mère dans quelques jours. Faites-moi connaître votre passé et cette Vellini. Je n’en jugerai que mieux le mari choisi pour Hermangarde. J’aime à veiller. Racontez-moi cela.

— Puisque vous l’exigez, je le veux bien, » dit Marigny.

La pendule marquait près d’une heure. La marquise mit le coude sur le bras de son fauteuil et prit son menton dans sa main droite. L’attention respirait dans toute sa personne. Heureuse vieille, curieuse comme si elle avait été jeune ! et pour qui l’amour avait l’intérêt qu’a pour les grands artistes le genre d’art qu’ils ne cultivent plus et qui dans leur temps les fit maîtres.