Page:Barbey d’Aurevilly - Les Poètes, 1862.djvu/360

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Puis vient la fin,

Douleur immense !

lesquels prouvent bien, comme vous voyez, que dans ce tout-puissant XIXe siècle il naît et se combine des créatures si fortes, qu’elles peuvent réunir en elles, sans éclater, Pradon et Gongora…

L’amour commence,

Tout est divin !

Puis vient la fin,

Douleur immense !

Certes ! si, comme nous l’a dit M. Quinet, dans cette phrase que nous avons citée, « il a frappé parfois à la porte des Hymnes », il faut avouer qu’elles ne lui ont pas, à chaque fois, tiré le cordon !

IV

Mais il faut en finir. Telle est, en peu de mots sans doute, la bourde épique de M. Quinet ; l’œuvre, nous dit-il sérieusement, qui représente douze ans de sa vie ! Nous qui savons le prix du temps mieux que lui, nous n’en aurions pas tant parlé, si les lâchetés de l’amitié, des partis et de la camaraderie, n’étaient pas en train de lui arranger une gloire hypocrite et dont on ne pense pas un mot. Croira-t-on qu’à propos de cette interminable légende de Merlin, bonne pour faire dormir forcément les enfants trop éveillés, quand ils ne sont pas sages, on a parlé d’un Essai