Page:Barbey d’Aurevilly - Premier Memorandum, 1900.djvu/37

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de Cologne dans de l'eau sucrée pour remonter mes esprits. Travaillé. Pris des notes.

Marqué des lectures. Le besoin des connaissances positives, du réalisme dans les aperçus de l'esprit, se fait de jour en jour sentir en moi davantage. — Guérin est venu, — Gaudin sorti est rentré. — causé à bâtons rompus. — habillé. — sortis. — traversé les tuileries dans une heure divine. le soleil se couchait et diffondait ses longues gerbes d'or pur à travers les massifs éblouissants dans leur base de clairière, et sombres et mélancoliques à leur sommet.

Cela nous a pénétrés comme la vraie beauté. — dîné au restaurant italien. Bu du Bordeaux, bon, mais trop vert. Les adolescences ne valent pas plus en fait de vin qu'en fait de jeunes filles. Manquent également de saveur. Allés au café, puis remontés au boulevard. Nous nous y sommes assis. — pris une paire de gants chez la Geslin. Revenu seul.

Une lune albâtréenne et un ciel de taffetas bleu. — travaillé. — pris des notes. — puis pensé à...

j'espère que j'aurai une lettre d' elle demain.

Sans cela, gare l'humeur ! — la nuit commence d'être avancée. Vais-je dormir ou travailler encore ? Ou...

ou... ma foi ! Je ne sais. Oh ! Le moi, le moi, pourquoi faut-il que nous en ayons un ?