Page:Barbey d’Aurevilly - Premier Memorandum, 1900.djvu/38

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


27 septembre.

éveillé à 8 heures. — levé. — lu les journaux. — reçu des lettres et en ai écrit. — j'en ai reçu de...

comme j'y comptais, par conséquent assez bien tout le jour. — non plus amusé qu'à l'ordinaire, mais sans ces mortels découragements contre lesquels il faut faire de la force à froid et à calcul. — appris par ces lettres qu'un ancien lien va se dissoudre. — je n'ai pourtant rien à me reprocher à ce que je crois, et s'il se dissout, qui l'aura dissous ? Pas moi, du moins volontairement, car mon caractère calme et inflexible sur les points qu' on a voulu emporter d'assaut n'a pas peu contribué sans doute à ce détachement de ma personne, peut-être peu aimable aussi. — quoi qu'il en soit, et des brisures du cœur, s'il y a quelque chose chez moi qui ait porté ce nom pour une autre que pour...

on soufflette son passé, on renie ce qu'on aimait, on change .

Déjeuné. — essayé d'une sieste, mais des pensées violentes m'ont empêché de dormir. — travaillé, puis fait coiffer, puis causé avec mon visiteur quotidien et bienvenu, Guérin. — dit... quoi ? Des riens. Mais avec les esprits qui nous plaisent, les riens ne sont plus rien. c'