Page:Barbey d’Aurevilly - Premier Memorandum, 1900.djvu/43

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Clary ! Toi qui m'es restée quand l'oubli entraînait tous ceux que j'aimais loin de moi, si tu ne me retrouves plus tel que j'étais, pleure sur moi, pleure sur nous deux, mais ne pleure pas sur notre amour, puisqu'il habite encore ce cœur déchiré et froidi. Quand la mort nous aura frappés, il pourra disparaître comme nos poussières, mais il ne cessera pas de subsister. Dussions-nous ne pas nous revoir, ce qui fut moi te restera fidèle, et si c'est un rêve, je veux rêver que nous nous aimerons.

30 septembre.

il est minuit et un quart ; je rentre par un temps clair et glacé. Une belle nuit, mais froide comme celle en marbre de Michel-Ange. Les domestiques sont couchés. — pas de feu. — je suis transi.

Mem. Si je rentre demain tard, ne pas oublier un manteau.

Aujourd'hui, levé souffrant, mais la souffrance a fui dans les deux heures qui ont suivi le réveil. — lu les journaux. — Gr... ne m'a pas répondu. La proposition