Page:Basset - Nouveaux Contes berbères, 1897.djvu/140

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forgeron et lui dit ; « Fais-moi une massue en fer. » Il la lui fit (189).

Madjitâtâ alla chez l’ogre. En arrivant, il frappa à la porte. Sa sœur lui dit : « Qui es-tu ? — Je suis ton frère. — Je n’en ai plus. — Je suis pourtant ton frère », et il lui raconta tout ce qui s’était passé. « Qui t’a conduit ici ? demanda-t-elle, l’ogre te mangera comme il a mangé tes sept frères. » Elle le cacha. Quand l’ogre revint, il lui dit : « Cela sent l’odeur humaine. — Il n’y a personne ici. » Madjitâtâ cria : « Je suis ici, et il sortit. » L’ogre le salua et lui présenta de la nourriture. « Je n’en veux pas, dit-il. — Lève-toi, reprit l’ogre, et allons voir mes vergers. » Il fit à sa femme les mêmes recommandations que précédemment, puis ils sortirent. Quand ils furent arrivés dans la campagne, l’ogre lui dit : « Luttons. » Ils luttèrent. Madjitâtâ leva sa massue et lui en asséna un coup sur la tête. L’autre tomba et dit : « Donne-moi un autre coup. — Non, jusqu’à ce que tu m’aies rendu mes sept frères comme ils étaient. — Coupe mon petit doigt de pied. » Il le coupa. Les sept frères en sortirent. « Un autre coup », dit l’ogre, et il mourut (190).