Page:Basset - Nouveaux Contes berbères, 1897.djvu/182

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bordj. — Allons. » Quatre d’entre eux partirent, ils creusèrent par dessous le château, y entrèrent et trouvèrent le Juif endormi. Ils examinèrent ses doigts, mais n’aperçurent pas l’anneau. Ils s’en retournèrent dehors, et dirent au chat : « Nous n’avons rien trouvé. — Amenez vos sorciers. » L’un d’eux leur dit : « L’anneau est dans ses narines. » Ils revinrent au château, mirent leurs queues dans de l’huile bouillante où l’on avait pilé du poivre et les introduisirent dans le nez du juif. Celui-ci éternua, l’anneau tomba, un des rats s’en empara, l’emporta dehors et le donna au chat.

Le chat le mit dans sa bouche et dit à l’oiseau : « Partons, nous avons accompli notre tâche. » Il monta sur ses épaules, ils s’élevèrent en l’air et arrivèrent à une ville sur le bord de la mer où ils passèrent la nuit. L’oiseau dit au chat : « C’est moi qui t’ai fait arriver ici, donne-moi l’anneau que je le mette dans mon bec. — Je ne te le donnerai pas », répliqua le chat. Pendant la discussion, la bague tomba dans la mer et entra dans l’oreille d’un poisson.

L’oiseau et le chat sortirent de l’eau ; le second se mit à frotter sa queue sur le sable.