Page:Basset - Nouveaux Contes berbères, 1897.djvu/189

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les œufs de dessous un faucon. » Il les ôta sans que l’oiseau s’en aperçût et les mit dans le capuchon de son burnous. L’autre les enleva du capuchon à son insu. « Très bien », dit celui qui avait pris les œufs du faucon. Ils partirent. L’un dit à l’autre : « Allons voler le trésor du roi. — Allons-y », répondit le second. Quand ils furent arrivés, ils percèrent le toit, l’un d’eux attacha une corde et fit descendre son compagnon qui remplit trois couffins ; ils les emportèrent chez eux.

Le lendemain, le roi fit venir les grands et leur dit : « Mon trésor a été volé. » Un de ses familiers lui dit : « Fais apporter du goudron, quand celui qui a percé le toit viendra, on le connaîtra. » Le lendemain, les deux voleurs arrivèrent, ils attachèrent de nouveau la corde et l’un d’eux descendit, il tomba au milieu du chaudron de goudron et mourut brûlé. Son compagnon descendit à son tour et lui enleva la tête pour qu’on ne le reconnût pas, l’emporta et s’en alla.

Au matin, le serviteur vint voir le trésor, il trouva un cadavre sans tête, il l’apporta à son maître, et on ne le reconnut pas. « Comment ferons-nous, demanda-t-on. » Le