Page:Basset - Nouveaux Contes berbères, 1897.djvu/195

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


116

Les sept filles du marchand (214).
(Taroudant).

Il y avait un homme qu’on appelait le marchand El’Abbas. Sa femme vint à mourir lui laissant sept filles, dont la plus jeune surpassait toutes les autres, grâce à la beauté que Dieu lui avait donnée. Un jour, le marchand voulut partir pour l’Orient, vers notre Seigneur le Prophète de Dieu. Il résolut de faire le pèlerinage. Il alla chez un grand personnage et lui dit : « Je veux éprouver mes filles, comment faire ? — Retourne chez elles et dis-leur : Mes enfants, j’ai sept œufs et je veux aller en pèlerinage, si je les emporte, ils se casseront ; si je les laisse, ils se gâteront. »

Une des filles lui dit : « Donne-les, je te les ferai cuire. » Une autre reprit : « Je t’en