Page:Basset - Nouveaux Contes berbères, 1897.djvu/196

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ferai des boulettes. » La plus jeune lui dit : « C’est nous qui sommes tes sept œufs ; si tu nous laisses, nous serons gâtées ; si tu nous emmènes, nous mourrons sur mer. » Le marchand alla chez le grand personnage et dit : « Une de mes filles m’a dit : Je te les ferai cuire ; une autre : J’en ferai des boulettes. Quant à la plus jeune, qui est la plus belle et qu’on appelle Zerga, elle m’a dit : Mon père, c’est nous qui sommes tes sept œufs ; si tu nous emmènes, nous mourrons en mer ; si tu nous laisses, nous nous gâterons. » L’homme puissant lui dit : « Va lui donner la clef de ta maison. » Le marchand s’en alla et dit à Zerga : « Ma fille, prends la clef de la maison. » Il la lui remit ainsi que la maison qui avait sept ouvertures. Il donna à ses filles ce qui leur était nécessaire pour une année entière, il leur fit des recommandations, puis il alla à ses affaires en pèlerinage.

Il leur laissa sept touffes de romarin pour qu’elles se mariassent, en leur disant : « Celle qui ne sera pas mariée, je me fâcherai contre elle ; ce ne sera pas ma fille. » Il ajouta : « Voici que vous n’avez plus chez vous ni père, ni oncle, ni frère ; il ne vous reste que