Page:Bastide - La Petite Maison.djvu/58

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« Avouez, lui dit-il méchamment, que ce coup d’œil est très-agréable : voilà l’endroit où nous étions tout-à-l’heure… »

Ce mot la fit rêver.

« Je ne conçois pas, reprit-il, comment vous ne vous y êtes pas arrêtée plus longtems… Toutes les femmes qui s’y sont trouvées ne pouvoient plus en sortir…

— C’est qu’elles avoient d’autres raisons que moi pour y rester, répondit Mélite.

— Vous me l’avez prouvé, lui dit-il. Faites du moins plus d’honneur à cette pièce que vous n’en avez fait au bosquet ; daignez la considérer. »

Elle abandonna alors la fenêtre ; elle tourna la tête, et bientôt la surprise fit l’attention. Ce cabinet est revêtu de laque du plus beau de la Chine ; les meubles en sont de même matière, revêtus d’étoffe des Indes brodée ; les girandoles sont de crystal de roche, et jouent avec les plus belles porcelaines de Saxe et du Japon, placées