Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 1, 1922.djvu/190

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MARTHE.

Merci, je préfère rester debout à la croisée…


GRAND’MÈRE.

Poussez les persiennes… Tu n’éprouves aucune faiblesse ?…


MARTHE.

Non, je me sens, au contraire, heureuse, toute légère…


GRAND’MÈRE.

Ma fille ! ma fille !


MARTHE, (avec un grand soupir.)

On respire mieux maintenant, n’est-ce pas, madame ?


GRAND’MÈRE.

Ma chérie !… Ah ! je n’ai pas les paroles… Tout à l’heure… je te dirai… Toute sa vie pour te remercier, petite !… Tu vas l’avoir sauvé !

(Elle la presse contre son cœur.)

MARTHE.

Il ne faut pas trop me remercier, madame… c’est si simple… Si je n’avais pas été là, c’eût été une autre, n’importe qui…


GRAND’MÈRE.

Tu n’as pas trop souffert au moins…