Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 10, 1922.djvu/119

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


avons rencontré et qui a absolument voulu monter.


MONSIEUR DE SAINT-ARROMAN.

Eh bien ! avez-vous des nouvelles ?


GINETTE.

Aucune, aucune, sans quoi je vous aurais déjà fait prévenir.


MADAME DE SAINT-ARROMAN.

C’est désolant !


GINETTE.

Ou c’est tant mieux.


MONSIEUR DES MARAIS.

Évidemment, voilà toujours ce qu’on se dit !


GINETTE.

Un ami de Cécile qui est très influent et très actif, monsieur Lacaze, a fait toutes les démarches à Paris et même par la Croix-Rouge en Allemagne. Rien ! Par conséquent, c’est la porte ouverte à tous les espoirs, n’est-ce pas ?


MONSIEUR DE SAINT-ARROMAN.

Cela fait combien de temps maintenant que vous êtes sans nouvelles ?


GINETTE.

Trente-quatre jours ! Avez-vous lu la dernière carte ? Elle était datée de Champagne. Bref, nous sommes toujours dans le même état d’esprit et au même point que lorsque le service des renseignements nous a répondu : pas de nouvelles !… Tenez, voilà la carte.

(Monsieur et Madame de Saint-Arroman et Monsieur des Marais regardent la carte postale.)