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ACTE TROISIÈME

Une taverne basse à trois voûtes. Faïences. Plâtre bleu, bois rouge.

Large porte de fer au fond donnant sur une plus grande salle éclairée et enfumée. À gauche, entre les caissons de la première voûte, une fenêtre, sorte de lucarne à laquelle on atteint par trois marches de pierre. À droite, cheminée et petit escalier de bois, tortueux, aboutissant à l’étage des chambres. Un puits intérieur, en céramique. Sur la margelle, des cruches et des pierres.

Plusieurs hommes sont à table ; l’horloger, le voyageur de commerce, le sénor Récapo, le drapier, deux comparses silencieux. La nappe est mise. Le soleil se couche à la fenêtre et pénètre dans la salle. De l’autre côté la cheminée pétille. Amas de pastèques, de piments, d’oignons. Désordre rutilant.



Scène PREMIÈRE


LE VOYAGEUR DE COMMERCE, L’HORLOGER, LE SENOR RÉCAPO, LA SERVANTE PÉPILLA, LE DRAPIER, DEUX HOMMES.


L’HORLOGER.

Ainsi, nous n’aurons eu pour dîner que de la morue et du meLon !… C’est maigre !


PÉPILLA.

Vous ne voudriez pas que, pour le prix de pension, on vous serve du serpent de mer ou du cachalot !


LE DRAPIER.

Doucement, ne te fâche pas, Pépilla !… D’a-