Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/116

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bord, tu n’es pas la maîtresse, tu n’es que la servante !… Passe-moi une cruche de vin.


LE VOYAGEUR.

Diabolique Pépilla !… Je me moquerais de son mauvais caractère et de sa morue sèche, si elle consentait à me laisser passer, un soir, les bras autour de sa taille.


PÉPILLA.

Trop gros !… Je glisserais d’entre vos bras comme une anguille… Ma taille, je la ceinture avec mes jarretières… Tenez, voilà votre cruche, cruchon !

(Rires.)

L’HORLOGER.

Rien à faire avec elle… Elle a pour amoureux un petit danseur qui est aussi enfant de chœur… et qui tient les burettes.


LE VOYAGEUR.

Ah !… ah !… Il tient les burettes !… Est-ce que tu l’aides, Pépilla, à tenir les burettes ?


PÉPILLA.

Ce n’est pas vrai… Angélito est meneur de jeux et hallebardier à la procession…


LE COMMIS ET LES AUTRES.

Ah !… eh !… hallebardier… Voilà, Mesdames, le plus beau hallebardier du monde !…


PÉPILLA.

Et puis, taisez-vous… Aucun de vous n’a le droit de se moquer de mon amoureux.


LE VOYAGEUR.

J’en vaux un autre.