Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/120

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LE VOYAGEUR.

En attendant, il se régale là-haut dans sa chambre du dernier ouvrage paru que je lui ai prêté, et dont le succès est en train de bouleverser toutes les Espagnes : Les Mémoires de Don Juan.


RÉCAPO.

On en parle beaucoup… Vous avez pu vous en procurer un exemplaire ?


LE VOYAGEUR.

En passant à Madrid… C’était un des derniers… L’édition est déjà épuisée… J’espère que Monsieur Ptolémée me le rendra demain… je me ferai un plaisir de vous le prêter.


RÉCAPO, (avec des yeux exorbités dans sa face maigre.)

Est-ce que c’est cochon ?


LE VOYAGEUR.

Amoureux, sensuel, passionnatissime !


L’HORLOGER.

Vous m’en mettez l’eau à la bouche !



Scène II


Les Mêmes, DON JUAN, paraissant en haut de l’escalier de bois.


LE DRAPIER.

Ah ! voilà ce bon Monsieur Ptolémée.


RÉCAPO.

Chut ! s’il vous entendait !… Appelez-le de son vrai nom : Mariano.