Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/141

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présente aux miens, au roi lui-même !… Quel tapage !…


INÈS.

Prenez garde, beau hâbleur ! Si vous me trompez, comme j’en suis persuadée, redoutez ma colère. Je suis Sévillane, et je porte un poignard à ma jarretière. Prenez garde !


DON JUAN.

Marché conclu, digne fille d’Andalousie !


INÈS.

Après tout, les folies les plus extravagantes sont possibles ! L’histoire, en tout cas, vaut la peine de connaître la fin… Votre ami est là ?


DON JUAN.

Je l’appelle !


INÈS.

Moi, je préviens la suivante qui m’attendait au coin de la rue San-Jacinto, dans ma voiture… Une minute et je reviens… Et si tu t’es moqué de moi, gare à toi, canaglia !…

(Elle sort en s’enroulant dans son châle.)


Scène VII


DON JUAN, ALONSO


DON JUAN.

Tiens ! L’émotion la fait jurer en italien ! (Il va vivement à l’escalier et appelle.) Hé ! là-haut ! Alonso… quatre à quatre… Plus vite !