Page:Bataille - Théâtre complet, Tome 11, 1922.djvu/240

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MARTHE.

Évidemment, le tout a peut-être un peu vieilli.


CARLOS.

En sept ans, vous croyez ?… Je suis tellement jeune, moi !… Sept ans pour moi, c’est un souffle, un souffle, un rien !…

(Il fredonne.)

MARTHE, (descendant de la table.)

Si c’est pour lui que vous dites ça, il est très jeune, vous savez ? Plus jeune que… bien des jeunes !


CARLOS, (gouailleur.)

Vraiment ?


MARTHE.

Curieux, comme on doute toujours de son collaborateur.


CARLOS.

La tradition l’exige.


MARTHE.

Et puis, ne vous vantez pas tant ! Vous devez vieillir sans vous en apercevoir, tout comme les camarades… car, quand je vous ai connu, vous n’aviez pas la moustache rasée.


CARLOS.

Eh bien ?… Quel rapport ?


MARTHE.

D’où je conclus que quelques fils d’aluminium…


CARLOS.

Vous êtes folle ! L’aluminium, à mon âge !